Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Activez votre compte numérique

Pour lire les articles dans leur intégralité, vous tenir informé via les newsletters et consulter la version numérique d’Agri79 dès le jeudi,

J’active mon compte numérique.

Le haché ne broie pas l’image de qualité

À l’approche de la foire de Bressuire, mardi 8 mars, avait lieu un colloque viande, qui permettait aux représentants de la viande de réagir aux études commandées par Interbev.

Des représentants du monde de la viande bovine et ovine ont débattu de la place de la viande hachée dans les ventes.
Des représentants du monde de la viande bovine et ovine ont débattu de la place de la viande hachée dans les ventes.
© Ronan Lombard

Redonner de la valeur à la viande. L’idée conductrice de l’intervention de Guy Hermouet s’impose après l’analyse des études « Où va la viande de bœuf » et « où va la viande d’agneau ? », publiées en 2015 par l’Institut de l’élevage. Dans un contexte où les volumes produits, exportés et consommés diminuent, les GMS augmentent leur part de marché. Celle-ci s’établit à 54 %, contre 19 % à la RHD (restauration hors domicile) ou 12 % à la cheville. Le président de l’interprofession des viandes présente : « les trois points de la réflexion à Interbev sont la RHD », qui consomme 61 % des importations, « l’export » qui, en se contractant de façon spectaculaire, impose aux industriels de devoir valoriser de plus en plus de viande de taurillon sur le marché français peu friand de cette viande blanche, « et la segmentation. »

Le cœur de gamme, cœur de cible
Secteur qui souffre particulièrement, le cœur de gamme « doit être ce qui fait le prix de la viande », indique Guy Hermouet. « Il faut trouver un accord avec la GMS », pour que le premier prix ne soit pas la référence. Il pointe : « notre produit est trop banalisé. Nous nous en sortirons mieux en mettant en avant nos bons animaux de races à viande », d’où la tentation de la segmentation, même si c’est du haché. Car le boom du haché est le fait marquant de l’étude sur la viande bovine. Sous couvert de prix et de praticité, la viande bovine hachée se taille une part de marché de 40 % de la consommation de bœuf en 2014, alors qu’elle n’était que de 30 % en 2003.
Le haché, menace ou opportunité ? Pour Guy Hermouet, qui milite pour « produire ce qui est rentable pour l’éleveur et le transformateur », c’est certainement une chance. « Il ne faut pas dire que le steak haché baisse le prix de la viande. Ce qui fait baisser le prix serait plutôt le mot « standard » : même en haché, ce segment recule de 20 % quand l’offre premier prix progresse (+8 %) et que le premium explose, avec « 60 à 80 % de croissance » pour des produits AB, de tradition bouchère ou mettant en avant la race. Ces produits coûtent néanmoins plus chers à produire. Quand un outil traite « 15 t/j » en standard, le débit en basse pression n’est que de 4 t/j. Pour autant, la filière peut s’y retrouver : « le prix de vente au kilo est supérieur de 4 € au standard », précise-t-il.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 11 mars 2016

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Un entrepreneur français lance une «agence internationale de notation des sols»

L'entrepreneur Quentin Sannié, co-fondateur de Devialet (start-up hi-fi) a annoncé, dans un communiqué le 5 juin, le lancement…

Le département passe à l’acte 2 de son plan de relance
Après un premier plan d’aides annoncé le 21 avril dernier, le Conseil départemental en a entamé un deuxième, doté d’un budget…
Grégory Nivelle, nouveau président de la Fnsea 79 : « Les agriculteurs n’imposent pas un modèle, ils répondent à des attentes »
Mardi 9 juin, la nouvelle équipe de la FNSEA 79 a élu Grégory Nivelle président. L’éleveur laitier du sud Deux-Sèvres succède à l…
Quand l’installation tient à un permis de construire
Au Gaec Lactagri, à Aiffres, la relève est presque assurée : deux porteurs de projet sont dans l’attente de la construction d’un…
Guillaume Largeaud, attaché au Marais... et à faire bouger les lignes
Son passage à Top Chef Les grands duels, le 10 juin, nous a laissé sur notre faim. Portrait d’un éleveur convaincu que la…
Un cheptel en légère hausse
Thierry Baudouin raccroche après quatorze ans de présidence. Catherine Gallard et Emmanuel Turpeau prennent le relais avec de…
Publicité