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Maïs
Le mulching des cannes de maïs peut permettre de récupérer de l’azote

Les cultures pièges à nitrates ont une certaine efficacité derrière des maïs récoltés tôt. Elles sont globalement inadaptées derrière un maïs grain ou en situation de récolte tardive et moins efficaces qu’un broyage suivi d’un enfouissement superficiel des résidus de récolte.

Après la récolte de maïs, 8 à 10 tonnes de cannes de maïs retournent au sol.
Après la récolte de maïs, 8 à 10 tonnes de cannes de maïs retournent au sol.
© N. C.

Pour l’Agpm, la meilleure stratégie pour piéger les nitrates en situation de récolte tardive à l’automne consiste à réaliser un mulching après la récolte des maïs. Cette pratique permet aussi de couvrir le sol ou de le préserver.
Le mulching consiste à broyer finement des cannes de maïs aussitôt après la récolte et à les incorporer superficiellement au moyen d’un passage d’outil de travail du sol  adapté. Cette technique permet de préserver les sols.  Après la récolte de maïs, 8 à 10 tonnes de cannes de maïs retournent au sol. Elles restituent ainsi 1 600 à 2 000 kg de matière organique. La décomposition des résidus est accélérée par la réduction de leur taille obtenue par broyage. Il faut aussi que les résidus touchent le sol pour favoriser l’incorporation superficielle. Les résidus de cannes de maïs possèdent un rapport carbone sur azote élevé et voisin de 50. Ceci favorise l’organisation microbienne de l’azote minéral associée à la décomposition des résidus. Les micro-organismes du sol consomment de l’azote minéral pour leur besoin de croissance. Une décomposition rapide améliore la fertilité organique du sol (humus) et sa structure. Des essais conduits par Arvalis montrent que le mulching des résidus de cannes de maïs permet de fournir jusqu’à 30 kg d’azote minéral par hectare.
La décomposition ralentit lorsque les températures du sol sont moins élevées en hiver. Les opérations de mulching doivent donc être réalisées rapidement à l’automne. Après l’enfouissement, le labour peut être effectué seulement trois semaines après pour laisser faire les micro-organismes.
La technique du mulching grâce au broyage permet de réduire les insectes foreurs. Des essais réalisés sur des sésamies entre 1993 et 1995 affichent une efficacité de 75 % pour un broyage suivi d’un Cover Crop. Les larves de pyrales peuvent aussi être détruites par la technique du mulching. Au-delà des intérêts agronomiques, environnementaux et de gestion des insectes foreurs, la pratique du mulching permet de mieux contrôler les maladies du feuillage et de l’épi puisque le taux de survie des spores est moins important sans toutefois garantir leur absence l’année suivante.

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