Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Le pâturage précoce stimule la production d’herbe

Le pâturage tournant était au cœur des échanges animés par le Civam de Gâtine dans le cadre des Jeudis de l’herbe.

Les Jeudis de l’herbe se sont arrêtés chez les exploitants du Gaec la Tartaille à Beaulieu-sous-Parthenay, « convaincus de l’intérêt à produire de l’herbe car c’est une base alimentaire peu coûteuse et intéressante sur le plan alimentaire».
Les Jeudis de l’herbe se sont arrêtés chez les exploitants du Gaec la Tartaille à Beaulieu-sous-Parthenay, « convaincus de l’intérêt à produire de l’herbe car c’est une base alimentaire peu coûteuse et intéressante sur le plan alimentaire».
© C.P.

«Dans certaines parcelles, la pousse est telle que nous allons être débordés », admet Anthony Guignon devant ses collègues. Ce jeudi, ils sont une petite dizaine d’éleveurs à s’être réunis. Dans les pâtures du Gaec la Tartaille, ces adhérents du Civam de Gâtine échangent sur leurs pratiques. Ce rendez-vous technique est au programme des Jeudis de l’herbe planifiés une fois par mois entre février et juillet. « Il s’agit, par le partage d’expériences, de tendre à l’optimisation de la production d’herbe dans les exploitations d’élevage », explique Fanny Frechet, animatrice.


Sur ce sujet, Anthony et ses associés Thierry Nauleau et Thibaud Garnier ont matière à partager. Depuis 2014, ces producteurs de viande – 80 vêlages de vaches blondes d’Aquitaine - et de lait – 70 vaches laitières de race montbéliarde – travaillent en pâturage tournant dynamique. « À Beaulieu-sous-Parthenay, nous sommes sur des terres sableuses. Elles sont humides l’hiver et séchantes l’été. Le potentiel en céréales est faible. Sur une exploitation d’élevage, nous sommes convaincus de l’intérêt que nous avons à produire de l’herbe. Cette base alimentaire est peu coûteuse et intéressante sur un plan alimentaire », juge Anthony.


Si qualité et quantité sont corrélées aux conditions météo, elles sont également dépendantes de la mise en œuvre du pâturage. « Ce début de printemps, les choses s’annoncent bien », juge l’éleveur. Il aura fallu trois semaines aux vaches laitières, sorties tous les jours depuis le 13 février (elles passent la nuit en stabulation), pour retrouver leur niveau de production. « Le pâturage a été arrêté le 20 janvier, commente Anthony. Doucement, après la fin de la période de froid, les couverts sont repartis. Entre la mi-février et la mi-mars, le déprimage a boosté la pousse. Depuis le 20 mars, les prairies offrent aux animaux abondance et qualité puisque l’herbe présente une UF proche de 1. Les vaches ont vite repris de l’état ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les bruits liés aux canons effaroucheurs d’oiseaux

L’agriculture génère des bruits, notamment pendant la saison des gros travaux, récolte, semis, et notamment lors des semis de…

Le déconfinement se prépare en Deux-Sèvres
Département classé vert, les Deux-Sèvres sont très peu touchés par l’épidémie de Covid-19. La sortie du confinement se prépare…
Partir de la ferme... pour mieux revenir
Alexandre Brousseau rejoint l’exploitation familiale à Nueil-les-Aubiers, après avoir acquis de l’expérience comme technicien-…
Hélène Blaud, présidente nationale des anciens exploitants
Jeudi 14 mai, Hélène Blaud a été élue présidente de la section nationale des anciens exploitants. Pendant trois ans, la Deux-…
L’agroalimentaire a mis les bouchées doubles pendant le confinement
La fermeture de la restauration hors domicile a obligé la filière à se tourner vers la grande distribution, alors que la demande…
Tourisme vert pour un département "vert"

Après les annonces du gouvernement sur un plan de relance du tourisme, avec une enveloppe de 18 milliards d’euros à la clé, le…

Publicité