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Le prix du maïs ensilage sur pied en légère hausse

Le prix de vente du maïs ensilage repose sur une équivalence de marge entre le grain et l'ensilage.

L'établissement du prix de vente du maïs ensilage sur pied repose sur une équivalence de marge entre un hectare de maïs grain et un hectare d'ensilage maïs. Si le bilan fourrager est structurellement déficitaire, il est intéressant d'envisager un achat sur pied et de se mettre d'accord sur la méthode d'achat. Le prix définitif prendra en compte le prix pratiqué au moment de la récolte en grain, en légère hausse actuellement cette année par rapport à 2014. Malgré tout, cela en fera un fourrage dont l'UF est très bon marché, même en prenant en compte la complémentation azotée nécessaire. Le prix du soja reste élevé mais il est sur une tendance baissière.
La meilleure base pour négocier le prix est de tenir compte du prix du maïs grain. Celui de la récolte 2015 n'est cependant pas encore connu. On risque cependant cette année d'être en légère hausse après un prix en forte baisse en 2014-2015. Les prix du blé sont également sur une tendance baissière par rapport à 2014. Cela devra être confirmé au moment de la récolte du grain. Il est peu probable, lors la récolte de celui-ci en octobre novembre, que sa valeur évolue dans des proportions importantes. Le prix est donc établi selon la parité maïs grain retenu au moment de la récolte. Il prend en compte également une équivalence entre le rendement grain sec et le tonnage de matière sèche de la plante entière. Les frais de récolte, de transport et de broyage des fanes, non engagés par le vendeur, sont déduits du produit grain (rendement fois prix/t). Par contre la récolte de l'ensilage est assurée par l'acheteur.
Il est nécessaire de prendre en compte le rendement grain ; en effet, le nombre de quintaux de grains augmente plus vite que le tonnage des tiges et feuilles quand les rendements s'accroissent. Cependant ce coefficient d'équivalence baisse pour des semis tardifs et des conditions de végétation perturbées (sécheresse, froid) et la valeur alimentaire dans ce cas sera inférieure. Il ne faut pas acheter une parcelle mais un tonnage.
Cette année, les maïs ont parfois manqué d'eau notamment au moment de la floraison, seuil critique du rendement grain. Malgré tout, ils présentent parfois des développements corrects pour l'année. Les dernières pluies abondantes devraient pour les maïs non récoltés permettre un bon remplissage des grains. En effet c'est bien le rapport grain sur plante entière qui fait la valeur de ce fourrage, elle se mesure par la teneur en amidon. En cas de doute, une analyse de la valeur alimentaire peut permettre de corriger le prix. La valeur énergétique moyenne du maïs ensilage se situe entre 0,88 et 0,92 UFL/kg de MS. Ainsi pour un maïs acheté possédant une valeur inférieure de 10 % la baisse du prix pourrait être négociée à l'identique. La qualité d'un maïs ensilage dépend aussi de sa bonne conservation et de sa finesse de hachage.
Pour calculer le tonnage acheté il y a différentes méthodes. Si elles sont parfois difficiles à réaliser, le calcul du tonnage acheté par hectare demeure largement plus juste que d'acquérir le maïs à la parcelle.

Comment estimer le tonnage acheté
La pesée des remorques du chantier d'ensilage et la mesure du taux de matière sèche (une poignée de chaque remorque dans un seau à l'ombre) est la méthode la plus juste. Par contre elle alourdit le chantier. Pour limiter cette contrainte on peut se limiter à peser une seule fois chaque remorque si les parcelles sont homogènes et à la même distance.
On peut aussi cuber le silo après l'ensilage et faire une matière sèche lors de la récolte. C'est une méthode facile à mettre en oeuvre, notamment dans le cas de silos couloirs et dans la mesure où le maïs acheté n'est pas mélangé à celui produit. Cette méthode est cependant sensible au tassement. Dans les mesures réalisées, nous avons pu observer des écarts de 10 %. Pour les silos taupinières, moins bien tassés, il faut enlever 10 %. La teneur en amidon, c'est-à-dire la richesse en grain influence également la densité en kilogramme de matière sèche par m3.

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