Aller au contenu principal
Font Size

Le tiers-lieu agricole : un modèle novateur pour s’installer en agriculture

Le cofarming, version coworking des milieux urbains, qualifié aussi de tiers- lieu, est un autre modèle auquel réfléchissent Hilaire et Geneviève Herbert, agriculteurs à Marnes, en vue de transmettre leur exploitation.

Geneviève et Hilaire Herbert, dans leur ferme, au lieu-dit 
Le Moulin de Retournay.
Geneviève et Hilaire Herbert, dans leur ferme, au lieu-dit
Le Moulin de Retournay.
© P.B.

Le concept de tiers-lieu consiste à exercer son activité professionnelle de façon collective et collaborative dans des espaces de travail partagés. Il s’agit de faciliter l’installation, la solidarité professionnelle et aussi la convivialité. Il existe 186 tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine, dont dix en Deux-Sèvres, regroupés dans la SIC « La coopérative des tiers-lieux ».

Un modèle transférable en agriculture ? C’est le projet que travaillent depuis deux ans Geneviève et Hilaire Herbert, dans leur ferme au lieu-dit Le Moulin de Retournay. Hilaire y a exercé son activité en production porcine et en céréales sur 43 ha, puis de fabrication d’aliment du bétail. L’ancienne minoterie dispose d’un bâti de caractère et d’un étang propice à l’irrigation pour la culture légumière par exemple. Arrivant à la retraite, le couple souhaite aussi faciliter l’installation par la mise à disposition des terres.

Ils sont aidés dans leur démarche par Lucile Aigron, la co-gérante de la SIC et par Agrobio Poitou-Charentes. Le 25 janvier ils ont convié un groupe de réflexion « pour avoir un retour sur la démarche », précise Hilaire Herbert. L’idée est de proposer leur ferme à des candidats à l’installation en début d’année. Le descriptif de l’outil est consultable sur un site dédié (*). Si le projet est ouvert, la conversion en agriculture biologique est déjà engagée et, Hilaire et Geneviève sont très attachés à une démarche agro-écologique. L’exploitation dispose, selon eux, d’un potentiel pour plusieurs candidats à la fois, avec des activités complémentaires. C’est l’esprit du tiers-lieu agricole.

La formule est séduisante. En effet, l’isolement professionnel, malgré le travail en commun, est souvent pointé par les agriculteurs dans l’exercice quotidien du métier. Mais la démarche d’Hilaire et Geneviève Herbert est aussi très pragmatique : un calendrier allant du dépôt des dossiers des candidats, leur étude et leur discussion à des installations prévues pour 2019 et 2020.

(*) https://moulinderetournay.wordpress.com/

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Plainte contre l'association Nous voulons des coquelicots : « Quand on refuse de se défendre, on va vers une forme d’esclavage »
Il y a quelques jours, Jean-René Gouron a déposé plainte contre « Nous voulons des coquelicots ». L’agriculteur retraité de la…
Thomas Gaillard, président JA 79
Un RIP contre l’élevage

Nos parlementaires sont-ils tombés sur la tête ?
À ce jour, un Référendum d’Initiative Partagé (RIP) pour les animaux…

Dégradation du matériel agricole : «c’est écœurant»
Dans la nuit du 12 au 13 septembre, un ou plusieurs individus ont volé un télescopique et l’ont ensuite utilisé pour dégrader une…
Inondations à Niort, hiver 2020
« Le problème de l’eau n’est pas un problème agricole »
Pour que la végétation se développe, il faut de l’eau. Au lendemain d’un hiver pluvieux, un habitant des Deux-Sèvres, formé à la…
Thomas Gaillard, entre appel au calme et au combat collectif
Revendiquant un brin de naïveté politique et un côté utopiste, le président des JA élu cette année affirme toutefois avoir…
Action de chasse.
«  La discipline intéresse les jeunes »
Ce dimanche 13  septembre a lieu l’ouverture générale de la chasse. Aux alentours de 10 000 en Deux-Sèvres, le nombre de…
Publicité