Aller au contenu principal

Le trèfle blanc, véritable moteur des prairies

L’utilisation du trèfle blanc présente un retour sur investissement sans comparaison. Il faut tenir compte de ses propriétés biologiques pour en tirer le meilleur parti.

En cas d’absence de trèfle blanc, on peut envisager de le
sursemer ou de l’ajouter à la semence lors du semis de la prairie, mais il faut avoir analysé les causes de son absence au préalable.
En cas d’absence de trèfle blanc, on peut envisager de le
sursemer ou de l’ajouter à la semence lors du semis de la prairie, mais il faut avoir analysé les causes de son absence au préalable.
© Gnis

Chacun a pu remarquer, en arpentant les prairies, l’impact positif de la présence de trèfle blanc, à la fois sur les graminées avec lesquelles il cohabite et sur le comportement alimentaire et les performances des animaux.
En effet, sa très grande appétence permet d’augmenter de 3 à 8 % la quantité de matière sèche pâturée, ce qui correspond au moins à 1 kg de matière sèche consommée en plus par jour. Or, on estime que chacun de ces kilos consommés en plus correspond à un litre de lait gratuit.


Si on regarde les valeurs alimentaires du trèfle blanc dans les tables des valeurs de l’Inra, on se rend compte qu’elles dépassent largement les besoins des vaches laitières, même hautement productrices. Toutefois, le trèfle blanc ne peut pas être exploité en espèce pure.
Par ailleurs, le trèfle blanc fixe l’azote de l’air. Le potentiel de fixation est d’environ 400 unités par hectare. Comme le trèfle est toujours associé à des graminées, on peut estimer que 80 à 120 unités de cet azote fixé sont disponibles pour le reste de la flore. Cet azote gratuit est surtout disponible en été et en automne. Le trèfle blanc conserve également une valeur stable, ce qui permet de constituer des réserves de fourrages sur pied, sans perdre sa valeur alimentaire, en attendant d’être pâturé.

Le choix de la variété se fera en fonction des graminées avec lesquelles on l’utilise et en fonction du niveau de fertilisation azotée. Plus les graminées sont aptes à pousser quand il fait chaud, plus il faudra une variété géante et agressive de trèfle blanc afin qu’il puisse tenir sa place. À l’inverse, pour l’associer à du ray-grass anglais, dont la pousse est ralentie quand il fait chaud, il faudra utiliser des variétés moyennes ou naines.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Nicolas Redureau, éleveur de chèvre en Deux-Sèvres prend position sur le bien-être animal
Bien-être : considérer le binôme Homme-animal
Nicolas Redureau, éleveur à Noirterre (Deux-Sèvres), a participé aux groupes de travail orchestrés par Agrial sur le bien-être…
HVE : entre bio et conventionnel, la voie du milieu
Simple logo de plus ou réelle opportunité pour les agriculteurs, la Haute valeur environnementale (HVE) progresse dans le paysage…
La Caveb veut rester un acteur majeur de la viande rouge
Lors du point presse précédent son assemblée générale, le mercredi 30 septembre, la coopérative agricole de Châtillon-sur-Thouet…
Manifestation de Bassines non merci en opposition au projet de réserves des la Sèvre niortaise.
La transition agroécologique, l’enjeu des réserves de substitution
Partisans et opposants parlent de la nécessaire transition agro-écologique. Pour les premiers les réserves de substitutions sont…
Capr'inov, un salon à huis clos

Pas de public, pas d’exposant. C’est une édition spéciale de Capr’inov que l’équipe du salon de la chèvre est contrainte d’…

À 50 ans, la Corel affiche sa bonne santé commerciale
La coopérative d’élevage a tenu son assemblée générale le jeudi 24 septembre. Avec un nouveau directeur et un nouveau président,…
Publicité