Aller au contenu principal
Font Size

Interview d'Alain Chabauty, président de la Fnsea 79
L’élevage, grande cause nationale

© N.C

Vous organisez un grand rassemblement à Paris ce dimanche, pourquoi cette action ?
Cette manifestation a deux objectifs. Il s’agit d’une part, d’une action revendicative vis-à-vis des pouvoirs publics. L’agriculture connaît aujourd’hui de grandes difficultés, notamment dans le secteur de l’élevage. Alors que les parlementaires et le gouvernement vont travailler sur la loi d’avenir et sur la révision de la LME, nous allons porter au travers de cette action nos propositions.D’autre part, il s’agit de communiquer positivement auprès du grand public sur l’agriculture et les produits agricoles. Ces deux objectifs se rejoignent dans notre souhait de faire de l’élevage, une grande cause nationale.

Pourquoi estimez-vous que l’élevage doit être une grande cause nationale ?
La situation des filières d’élevage est très préoccupante. Pour certaines productions, cette année sera la 5e année consécutive de crise. Au regard des statistiques de revenu, le métier d’éleveur fait partie des métiers les moins rémunérés dans notre société. Cela ne peut plus durer. Nous souhaitons aussi alerter nos concitoyens sur les répercussions qu’entraînerait la poursuite de la décroissance du secteur agricole français. L’agriculture française fournit des produits de qualité parfaitement tracés. Or dans un schéma de décroissance, prôné par certains, nous serions obligés d’augmenter les volumes importés, ce qui se traduira par moins de sécurité, moins de traçabilité pour les produits consommés, comme l’affaire de la viande de cheval l’a démontré. Chacun a-t-il bien conscience de cet enjeu ?

Vous allez à la rencontre des Parisiens dimanche, quels messages veut faire passer la délégation deux-sévrienne ?
Notre objectif au travers de cette action est d’instaurer le dialogue avec les Parisiens. Réduire le fossé qui s’est creusé entre les citoyens et notre secteur d’activité. Pour cela, nous comptons leur expliquer nos méthodes de production, afin de lever notamment leurs préjugés sur le soi-disant productivisme et le non-respect du bien-être animal. Nous tenons aussi à leur indiquer que si eux aujourd’hui ont accès de façon abondante à l’alimentation, ce n’est pas le cas de tout le monde et surtout que cela n’a pas toujours été le cas par le passé. Aujourd’hui, on banalise l’alimentation, alors qu’elle est la source de la vie. Pour vivre, il est essentiel de manger. Et l’alimentation a un prix.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Plainte contre l'association Nous voulons des coquelicots : « Quand on refuse de se défendre, on va vers une forme d’esclavage »
Il y a quelques jours, Jean-René Gouron a déposé plainte contre « Nous voulons des coquelicots ». L’agriculteur retraité de la…
Thomas Gaillard, président JA 79
Un RIP contre l’élevage

Nos parlementaires sont-ils tombés sur la tête ?
À ce jour, un Référendum d’Initiative Partagé (RIP) pour les animaux…

Dégradation du matériel agricole : «c’est écœurant»
Dans la nuit du 12 au 13 septembre, un ou plusieurs individus ont volé un télescopique et l’ont ensuite utilisé pour dégrader une…
Inondations à Niort, hiver 2020
« Le problème de l’eau n’est pas un problème agricole »
Pour que la végétation se développe, il faut de l’eau. Au lendemain d’un hiver pluvieux, un habitant des Deux-Sèvres, formé à la…
Thomas Gaillard, entre appel au calme et au combat collectif
Revendiquant un brin de naïveté politique et un côté utopiste, le président des JA élu cette année affirme toutefois avoir…
Action de chasse.
«  La discipline intéresse les jeunes »
Ce dimanche 13  septembre a lieu l’ouverture générale de la chasse. Aux alentours de 10 000 en Deux-Sèvres, le nombre de…
Publicité