Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Activez votre compte numérique

Pour lire les articles dans leur intégralité, vous tenir informé via les newsletters et consulter la version numérique d’Agri79 dès le jeudi,

J’active mon compte numérique.

Les abeilles diversifient leur menu dans les plaines agricoles

Les abeilles domestiques exploitent les cultures comme le tournesol et le colza. Des résultats récents obtenus dans nos paysages révèlent des surprises : les essences présentes dans les haies, lisières et adventices ont un rôle prépondérant dans l'alimentation des colonies.

Les abeilles exploitent le colza au printemps, puis le tournesol en été, lesquels représentent 80 % de l'apport en nectar dans les ruches et constituent les 2 principales miellées.
Les abeilles exploitent le colza au printemps, puis le tournesol en été, lesquels représentent 80 % de l'apport en nectar dans les ruches et constituent les 2 principales miellées.
© N.C.

L'intensification de l'agriculture a conduit à deux stress environnementaux pour les abeilles : la diminution des ressources florales disponibles et l'augmentation de l'exposition aux produits phytopharmaceutiques. Les travaux présentés ici ont été conduits sur une plaine agricole du sud des Deux-Sèvres, la zone atelier Plaine et Val de Sèvre, afin d'étudier les ressources exploitées par les abeilles au cours d'une saison. Les chercheurs se sont penchés sur les deux éléments clés du régime alimentaire des abeilles domestiques, qu'elles vont chercher dans l'environnement de la ruche,  du pollen, source de protéines et acides gras essentiellement et du nectar, source d'énergie, qu'elles utilisent pour constituer leurs réserves de miel. L'évolution des ruches a été suivie pendant cinq  années.

Des sources de pollen très variées
Les ressources arborées (bois, lisières et haies) ont un rôle prépondérant en début de saison pour le démarrage des colonies. Les adventices des cultures prennent ensuite le relais pendant la période de disette entre les floraisons de colza et de tournesol. Les espèces les plus représentées dans les apports de pollen sont (par ordre décroissant) : maïs, coquelicots, tournesols, aubépines, moutardes, pruniers sauvages et autres espèces du genre prunus, mercuriales, érables. Au total, les butineuses ont rapporté du pollen de plus de 200 espèces différentes.

Du nectar de tournesol et de colza essentiellement
Les travaux ont confirmé ce que connaissent bien les apiculteurs de la région : les abeilles exploitent le colza au printemps, puis le tournesol en été, lesquels représentent 80 % de l'apport en nectar dans les ruches et constituent les 2 principales miellées. Un autre résultat concerne la dynamique des colonies au cours d'une saison.  A la fin du printemps, les colonies font face à un défaut d'alimentation pollinique. Face à ce manque de ressources, les abeilles privilégient la constitution de réserves au détriment de l'élevage du couvain, ce qui conduit à un affaiblissement de la population. Cette disette alimentaire a des répercussions sur toute la saison et même sur la survie hivernale des colonies. C'est un des leviers sur lesquels il est possible d'agir en maintenant une diversité florale tout au long de la saison dans les paysages agricoles.

De fortes mortalités d'abeilles

Des apiculteurs amateurs et professionnels de la région ont connu cet hiver des niveaux anormalement élevés de mortalité, allant parfois jusqu'à 70% ou 80 % de leur cheptel. Ce chiffre est bien au-dessus des niveaux de mortalité observés en Poitou-Charentes qui se situent autour de 30 % des colonies qui meurent chaque année, niveau déjà très élevé et difficile à gérer pour maintenir le cheptel des exploitations.
Plusieurs hypothèses sont avancées pour déterminer les causes pouvant expliquer ce phénomène. Certains apiculteurs affirment que les traitements phytosanitaires (en particulier les insecticides de la famille des néonicotinoïdes utilisés en traitement de semences) constituent la principale cause de mortalité. La question des ressources disponibles dans les zones agricoles de la région est également avancée. Les pratiques apicoles peuvent également jouer un rôle : méthodes de lutte utilisées contre le varroa (parasite des abeilles), maîtrise des diverses pathologies susceptibles d'affecter les ruches, facteurs liés à la génétique des populations d'abeilles... Des travaux sont en cours pour tenter d'identifier des facteurs d'explication, aucune conclusion définitive n'a été tirée à ce jour.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Un entrepreneur français lance une «agence internationale de notation des sols»

L'entrepreneur Quentin Sannié, co-fondateur de Devialet (start-up hi-fi) a annoncé, dans un communiqué le 5 juin, le lancement…

Le département passe à l’acte 2 de son plan de relance
Après un premier plan d’aides annoncé le 21 avril dernier, le Conseil départemental en a entamé un deuxième, doté d’un budget…
Grégory Nivelle, nouveau président de la Fnsea 79 : « Les agriculteurs n’imposent pas un modèle, ils répondent à des attentes »
Mardi 9 juin, la nouvelle équipe de la FNSEA 79 a élu Grégory Nivelle président. L’éleveur laitier du sud Deux-Sèvres succède à l…
Quand l’installation tient à un permis de construire
Au Gaec Lactagri, à Aiffres, la relève est presque assurée : deux porteurs de projet sont dans l’attente de la construction d’un…
Guillaume Largeaud, attaché au Marais... et à faire bouger les lignes
Son passage à Top Chef Les grands duels, le 10 juin, nous a laissé sur notre faim. Portrait d’un éleveur convaincu que la…
Les Marchés de Producteurs de Pays maintenus 

La chambre d’agriculture a souhaité maintenir les Marchés de Producteurs de Pays de l’été pour compenser le manque à gagner…

Publicité