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Agneaux
Les animations stimulent les ventes de produits de qualité

Les marchés se tiennent mais la baisse du nombre d’éleveurs inquiète. Deux constations faites lors de l’assemblée générale de l’Association pour la défense et la promotion des agneaux certifiés de Poitou-Charentes.

Autour d’une dégustation, les responsables de l’Adpap pointaient du doigt l’importance des actions de communication en magasin.
Autour d’une dégustation, les responsables de l’Adpap pointaient du doigt l’importance des actions de communication en magasin.
© C. P.
Les chiffres présentés par l’équipe administrative de l’Association pour la défense et la promotion des agneaux certifiés de Poitou-Charentes (Adpap) lors de l’assemblée générale du 28 juin à Rom incitent au maintien des budgets alloués aux opérations de communication. En 2011, l’Adpap  a investi environ 100 000 euros dans les actions de promotion en magasin.
« Sans l’aide qui nous est versée par Interbev soit 40 000 euros, il serait bien difficile de maintenir ces opérations pourtant essentielles à  l’avenir de nos démarches qualité », juge Jean-Louis Vollier, directeur du GIE Ovin en charge du suivi de la structure.  Effectivement, le bilan des 83 opérations menées sur toute la France en 2011 est positif. Quel que soit le signe officiel promu - l’IGP L’Agneau du Poitou-Charentes, L’Agneau des bocages ou le label rouge Le Diamandin – , les animations ont un réel impact sur les ventes. « La progression constatée oscille entre 40% et 650% à ces occasions. La moyenne se situant à 170% », détaille Antoine Costi.
Rassurante pour l’avenir commercial des démarches qualité, cette réaction heureuse du marché interroge par ailleurs. Alors que les débouchés restent dynamiques, le nombre des producteurs baisse et avec lui le nombre de brebis. Les départs en retraite n’expliquent qu’une partie de cette érosion. Parmi les 63 abandons de la démarche IGP Poitou-Charentes (grâce à 21 qualifications le solde négatif est contenu à 42 exploitations), 43% disent avoir arrêté la production ovine (hors retraite). 30% disent être sortis de la labellisation pour trois raisons majeures : leur abatteur n’est pas agréé, les contraintes Qualisud sont trop importantes à leur goût ou soucieux de simplifier le travail sur l’exploitation, ils ne pouvaient rester dans ce schéma.
Ce qui est vrai pour L’Agneau du Poitou-Charentes est vrai pour Le Diamandin. Le solde des producteurs sur 2011 est également négatif. Les qualifications, au nombre de huit, ne compensent pas les trente arrêts.
Alors que les cahiers des charges des labels rouges font l’objet d’une révision, la réticence des éleveurs doit être considérée avec sérieux. « D’autant, note Jacques Ingremeau, que le volume des démarches qualité tire le prix de l’ensemble de la production française vers le haut. Il est essentiel de trouver les moyens de valoriser le travail des producteurs qui s’engagent. »
Evolution de la plus-value, tolérance des races prolifiques, intégration de l’ensilage dans l’alimentation : toutes les possibilités seront étudiées sans tabou.
En fin d’assemblée générale, Jean-Philippe Derquer, responsable des agneaux dans la société d’abattage Kermene alertait : « L’image de votre produit est en relation directe avec le contenu de votre cahier des charges. De même qu’il est indispensable d’être vigilant sur la qualité des agneaux de fin d’année, il ne faut pas galvauder vos démarches qualité ». Le débat est ouvert.                    

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