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Ovins
Les brebis du Gaec du Thouaret à Chiché mangeront de la paille

Dans de nombreuses exploitations les stocks vont être difficiles à gérer jusqu’au printemps prochain. L’utilisation de la paille pour les moutons reste une alternative au manque de foin.

La paille de blé est appréciée par les animaux.
La paille de blé est appréciée par les animaux.
© DR

Les stocks fourragers sont déjà bien entamés et les précipitations tardent à venir. Désormais, les repousses risquent d’être insuffisantes jusqu’au printemps prochain. Il va falloir gérer à l’économie en utilisant par exemple de la paille en remplacement d’une partie du foin. C’est le choix qu’ont fait pour cette campagne Jean-Marie et Nicolas Grolleau, associés du Gaec Le Thouaret à Chiché. Leur exploitation est en système mixte bovins-ovins et naisseur- engraisseur avec un troupeau qui comprend une centaine de vaches allaitantes charolaises et 420 brebis charollaises. Les besoins totaux en stock de fourrages pour une campagne sont de 600 tonnes de matière sèche pour subvenir aux besoins et assurer un petit stock de report.

Pour assurer cette récolte, les éleveurs cultivent 15 ha de maïs ensilage irrigués qui représentent le tiers du stockage. Le reste est en ensilage d’herbe, enrubannage et foin qui représentent, quand tout va bien,  près de 400 TMS. Cependant cette année, le stock d’herbe n’est qu’à  80% des besoins. Comme il n’est pas d’actualité pour les associés de vendre des animaux, leur choix s’est porté sur l’achat de 3 ha de maïs pour les bovins et les ovins seront complémentés avec de la paille. 

 

Des gestantes soignées au foin

Les brebis sont en système accéléré avec la moitié mise en reproduction à contre saison et l’autre moitié en saison. Un retour est pratiqué sur une cinquantaine de brebis des premiers lots de septembre et octobre. Cette méthode permet d’atteindre 100% de taux de mises bas et une productivité annuelle de 140%. Malgré la pénurie de fourrages, les gestantes auront toujours du foin à volonté en plat unique en ration de base pour des raisons sanitaires, complémenté par 400 g de concentrés (50% céréales + 50% correcteur azoté)  45 jours avant la mise bas. Progressivement, cette quantité augmente pour atteindre 500 g à 600 g  selon l’état d’engraissement des brebis.

Habituellement, après la mise-bas, l’enrubannage, constitué d’un mélange de RGI et de trèfle incarnat, complète avantageusement le foin. La composition du concentré passe à 2/3 céréales et 1/3 de correcteur azoté et la complémentation augmente pour atteindre 1 kg/brebis pour les « doubles » et 600 g pour les « simples ». 

Cette année la ration sera différente après la mise bas et notamment la complémentation. Cela est dû à la moindre valeur de la paille et au fait que son encombrement est plus important que celui du foin, donc la consommation de fourrage de base est inférieure. Ainsi, le concentré sera distribué à raison de 1,3 kg/ brebis pour les doubles et 750g  pour les simples. 

C’est la paille de blé qui est utilisée car bien appréciée par les animaux. L’enrubannage est distribué sur le couloir d’alimentation surélevé et la paille est mise dans des râteliers qui servent habituellement pour l’extérieur. Ainsi la balle est suspendue et le surplus sert pour le paillage. Il n’y aura donc pas de paillage dans la bergerie aux allaitantes.  Pour l’engraissement, la paille sera aussi donnée à volonté dans des râteliers et les agneaux sont nourris au concentré complet du commerce. 

Les céréales sont essentiellement à base de blé prélevé sur l’exploitation. Avec une surface de 30 ha et un rendement de 50 q en année « normale », cette méthode permet de ne pas faire d’achat. 

 


QXQ5KO8Q_0.pdf (20.3 Ko)
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Exemple de rations distribuées avec de la paille de blé
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