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Les champignons, le bon plant pour la croissance des végétaux

Par la mycorhize, les champignons accroissent le développement de 90 % des espèces végétales. Un phénomène qui peut être utilisé de manière plus importante dans l’agriculture de demain.

Un chêne peut accueillir jusqu’à 200 espèces de champignons. Une diversité génétique et biologique qu’il est indispensable de préserver dans les forêts. Présentant plus qu’un intérêt nutritionnel, l’eucaryote est un vecteur important de biodiversité.
Un chêne peut accueillir jusqu’à 200 espèces de champignons. Une diversité génétique et biologique qu’il est indispensable de préserver dans les forêts. Présentant plus qu’un intérêt nutritionnel, l’eucaryote est un vecteur important de biodiversité.
© N.C

Il est le plus ancien organisme vivant actuellement sur Terre (*). Apparu il y a environ 3,5 milliards d’années, le champignon s’est révélé être un élément indispensable du développement des végétaux à travers les âges. « 90 % des phosphates et 20 % de l’azote absorbés par les plantes le sont grâce à l’action des champignons », indique Michel Hairaud, mycologue venu présenter les apports de ces eucaryotes en forêt et au potager à l’occasion de la fête des champignons, qui s’est tenue mi-octobre à La Couarde.

La relation entre les champignons et les végétaux est symbiotique : c’est ce qu’on appelle la mycorhize. « Le développement complet de 90 % des végétaux passe par ce phénomène », appuie le spécialiste. À cela sont exclus les végétaux de la famille des brassicacées (choux, navets, radis, moutarde…) et des chénopodiacées (épinards, betteraves, blettes, quinoa…).

RÉSEAU DE COMMUNICATION

Chacun se nourrit donc de la force de l’autre. La plante fournit les sucres nécessaires au développement de l’eucaryote, qu’elle a obtenu grâce à la photosynthèse, et en échange, elle reçoit énormément. « Sa nutrition minérale est améliorée, de même que son alimentation en eau et sa résistance aux chocs hydriques grâce à la surface apportée par le mycélium (**)* qui est beaucoup plus fin et qui peut chercher des pores inaccessibles pour les racines », énumère Michel Hainaud. Le volume au sol exploité par le mycélium peut ainsi être multiplié par 100.

L’élargissement de cette surface bénéficie par conséquent à tous les arbres alentour : c’est ce qu’on appelle le wood wide web. Grâce à ce réseau, les arbres communiquent plus efficacement entre eux. « Ils se transmettent des signaux en cas d’attaques pathogènes. Ils ont alors le temps d’organiser leur protection et par conséquent de mieux résister », assure celui qui est aussi jardinier amateur.

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