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Les entrepreneurs du territoire affichent leurs compétences à Bocapole

Les entrepreneurs du territoire ont de l’ambition. Jeudi 13 février, l’union régionale organisait en Deux-Sèvres, une journée aux allures de mini-salon. Assemblée générale, stratégie de développement, matériel de pointe. Ce rendez-vous a fédéré de nombreux partenaires.

De gauche à droite : Dimitri Gonnord, salarié ; Tony Herbreteau, entrepreneur ; Yannick Tempéreau et Dominique Bironneau respectivement conseiller municipal et maire de Chanteloup.
De gauche à droite : Dimitri Gonnord, salarié ; Tony Herbreteau, entrepreneur ; Yannick Tempéreau et Dominique Bironneau respectivement conseiller municipal et maire de Chanteloup.
© C. P.

Mille onze, c’est le nombre d’entrepreneurs du territoire que compte le Poitou-Charentes, 777 entreprises développent leur activité sur les marchés que représentent l’agriculture et les travaux ruraux et 234 ont fait des travaux forestiers et sylvicoles leur spécialité. Jeudi 13 février, ces acteurs économiques, force vive des territoires ruraux, étaient réunis à Bocapole. Dans une formule innovante, l’Union régionale des entrepreneurs des territoires et les syndicats départementaux 16 et 79 - sections de l’entité régionale - tenaient leur assemblée générale. A Bressuire, la journée, aux allures de mini-salon, s’est déroulée en trois temps. Les partenaires des entrepreneurs des territoires mobilisés pour l’occasion, ont tout au long de la journée présenté les outils et matériels utiles aux chefs d’entreprise. Concessionnaires, vendeurs de solutions informatiques, banques… ont répondu présent. Non loin de ce hall d’exposition, dans l’espace Bocage, en matinée, les obligations statutaires achevées, l’Ured à l’occasion d’une table ronde invitait chacun à s’interroger sur les conditions qui font que les entreprises du territoire sont et seront davantage encore demain, des partenaires incontournables pour l’exécution des travaux ruraux. En présence de 150 personnes, Dominique Bironneau, maire de Chanteloup, son conseiller municipal par ailleurs entrepreneur du territoire, Yannick Tempéreau ainsi que Tony Herbreteau, associé de la Sarl Berthelot délégataire du chantier d’élagage de la petite commune du bocage, ont présenté les bases sur lesquelles la relation commerciale est née. « Le matériel de la commune vieillissant, nous avons posé en conseil municipal la question de la délégation des chantiers d’élagage et de broyage », expose Dominique Bironneau. En présence d’un marché inférieur à la somme de 15 000 euros, la collectivité a lancé une consultation. Quatre entreprises ont été contactées. Sur les bases du cahier des charges rappelant les règles de sécurité qui s’imposent et les délais d’exécution des travaux, toutes ont été invitées à rédiger un devis. « Nous savions que les entreprises retenues avaient les capacités techniques ainsi que les compétences pour répondre à cette demande », précise Yannick Tempéreau revenant sur le vote du conseil municipal auquel il a refusé de prendre part, par respect pour ses collègues. « Le débat s’est installé autour de devis devenus anonymes. Le nom des entreprises était masqué pour se concentrer sur l’essentiel. » Trois devis se tenaient en prix. Le quatrième très inférieur a été écarté. « En deçà de la moyenne des tarifs horaires reconnus par les professionnels du secteur, cette proposition nous est apparue risquée. » Finalement le devis retenu est celui qui s’approchait le plus de la moyenne des quatre. Précisément celui de la Sarl Berthelot qui cherche dans les travaux ruraux une complémentarité à son activité de travaux agricoles. Une stratégie qui permet de pérenniser les emplois et d’accélérer l’amortissement du matériel.Pour satisfaire ce marché, exigeant tant sur le plan de la sécurité que de la qualité du travail exécuté, Tony Herbreteau dédie un salarié, Dimitri Gonnord, à cette tâche. Aujourd’hui, les travaux ruraux représentent 10% du chiffre d’affaires de l’entreprise moncoutantaise. Un volume d’activité que l’entrepreneur veut stabiliser. « Je pense que les demandes se feront de plus en plus nombreuses, analyse Dominique Bironneau. La restructuration des collectivités territoriales amènera les communes à réunir au sein d’un même marché public leurs besoins. » Un appel du pied lancé aux EDT qui tout en continuant à travailler le relationnel sur un plus local doivent apprendre à aller chercher  l’information. Notamment via les plateformes en ligne des marchés publics.

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