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Les frères Moinard vivent ensemble leur passion des concours de labour

Les lauréats du championnat régional seront à Terres de Jim pour la finale nationale de labour 2015. Guillaume sera en lice pour la compétition de labour en planche. À plat, c’est son frère Benoît, qui portera les couleurs picto-charentaises.

Guillaume Moinard (en photo) pilotera la charrue au premier plan. Benoît, son frère, sera aux commandes de la seconde. Ils devront filer droit car en compétition, 45 % des points se jouent sur la régularité du sillon.
Guillaume Moinard (en photo) pilotera la charrue au premier plan. Benoît, son frère, sera aux commandes de la seconde. Ils devront filer droit car en compétition, 45 % des points se jouent sur la régularité du sillon.
© N.C.

Cinquante ans après la première de leur grand-père, Guillaume et Benoît Moinard traceront leur sillon lors du championnat de France de labour. En finale, ce dimanche 13 septembre, la région sera représentée par deux frères. L’événement est inédit en Poitou-Charentes.
Trois jours avant le départ, les deux engins étaient quasiment prêts. Attelés, ils n’attendaient plus que la semi-remorque qui devait les convoyer de Prahecq vers la Lorraine. Quant à eux, les concurrents et leurs accompagnateurs terminaient l’organisation du voyage. Il y aura au moins deux voitures car
« même quand nous ne sommes pas engagés, nous essayons d’aller au championnat de France », confie Guillaume. Au fil des ans et des générations, des liens se sont créés entre les adhérents de France Labour qui ont plaisir à s’y retrouver.

Une tradition à l’Est
À Bordeaux, l’an passé, Guillaume s’était classé 8e sur 16, au concours de labour à plat. Cette année, à Metz, il est engagé pour le labour en planche. « C’est Benoît qui voulait essayer de faire avec la charrue réversible, donc nous avons échangé », explique Guillaume. Son but : faire mieux que l’année dernière. Il espère terminer « dans les cinq premiers », sans grand espoir de victoire. Les concurrents alsaciens ou de l’Ain seront en effet redoutables. « Ils sont habitués et c’est exceptionnel quand ils ne sont pas sur le podium. Ils reçoivent même des aides de leurs organismes agricoles qui leur permettent d’avoir le temps nécessaire pour se préparer. » Car, comme toute passion, le labour en compétition demande du temps. Et les déplacements pour les épreuves ne sont qu’une petite partie. En plus des entraînements, il y a le travail pour améliorer les machines. « Nous les modifions tous les ans », en fonction, par exemple, de ce qu’ils observent sur les outils des autres concurrents. Cette année, « nous nous sommes entraînés environ cinquante heures », chiffre Guillaume Moinard. C’est très peu : « Pour gagner un championnat de France, il faut y consacrer 400 heures. Pour un championnat du monde, c’est 800 heures », évalue Alain, son père.
« Pour Benoît, la compétition sera peut-être plus délicate car c’est la toute première année qu’il participe en labour à plat, souligne Guillaume. Nous avons commencé en 2007, tous les deux en planche. Notre grand-père, notre père et notre oncle avaient tous participé à des championnats de France dans cette catégorie. » L’année suivante, Benoît se qualifiait pour sa première finale nationale qui se tenait à Angers. Ensuite, « j’ai commencé à plat », et Guillaume a à son tour enrichi le palmarès familial dans lequel 2015 s’inscrit donc comme la prochaine ligne importante.

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