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Assemblée générale
Les GDS explorent le chemin de la régionalisation

Les groupements de défense sanitaire (GDS) réactivent la structure régionale. La nouvelle organisation des services de l’Etat pousse les organisations professionnelles à innover.

Mercredi 17 novembre, le groupement de défense sanitaire des Deux-Sèvres réfléchissait aux différentes stratégies à développer pour garder le contact avec le service public.
Mercredi 17 novembre, le groupement de défense sanitaire des Deux-Sèvres réfléchissait aux différentes stratégies à développer pour garder le contact avec le service public.
© DR

La restructuration des services de l’Etat a initié un mouvement qui par la force des choses s’impose aux structures professionnelles. Dès le printemps, les groupements de défense sanitaire (GDS) de la région Poitou-Charentes redéfinissaient les missions de la FRGDS, en sommeil ces dernières années. Avec pour ambition la défense de l’intérêt de l’adhérent, l’échelon régional portera des actions profitables à l’ensemble des éleveurs de la région. L’achat de parcs de contention et leur mise à disposition des éleveurs via les Cuma sont les premières opérations de la FRGDS nouvelle mouture. « Ces outils sont en partie financés par la région Poitou-Charentes. Sans l’échelon régional, les GDS de chaque département n’auraient pas pu émarger à de telles lignes budgétaires », explique Ghislain Audusseau, technicien au GDS 79.
Mercredi 17 novembre, le groupement de défense sanitaire des Deux-Sèvres réfléchissait dans le cadre de son assemblée générale aux différentes stratégies à développer pour garder le contact avec le service public. Un rapprochement avec la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) est en réflexion, apprenait-on à Châtillon-sur-Thouet. La segmentation n’est plus d’actualité. L’Etat vient de restructurer ses services. Au printemps dernier se sont déroulés les états généraux du sanitaire. Ils ont conclu à la mise en œuvre d’un pôle régional traitant des problématiques animales et végétales. Celui-ci sera l’interlocuteur unique de la DRAAF. « En créant un pont entre la FRGDS et la Fredon, nous nous donnons les moyens d’agir et de répondre aux sollicitations de cette nouvelle organisation des pouvoirs publics », expliquait Pascal Moinard, président du GDS lors de son rapport moral.
Informer, expliquer et aider les adhérents à se projeter à travers les schémas qui se dessinent étaient les ambitions de l’intervention de la réunion annuelle du GDS. Etienne Petit, directeur et vétérinaire conseil de la FRGDS de Bourgogne, a témoigné de l’organisation en place dans sa région. L’échelon régional gère une charte sanitaire, sorte de socle de base à respecter pour espérer bénéficier des aides versées à l’occasion de problèmes rencontrés dans les élevages. L’organisme pratique également, en concertation avec les vétérinaires, l’achat groupé de médicaments. Enfin, il suit le plan d’alerte BVD sur la région.
« Un coup d’œil sur ce qui se pratique ailleurs avant de pousser plus loin la réflexion », commente Ghislain Audusseau.

Les événements sanitaires

FCO : Pascal Moinard a rappelé le caractère volontaire, depuis le mois de juillet, de la vaccination contre la FCO. L’éleveur peut désormais pratiquer lui-même l’injection lors de la campagne de prophylaxie. « Cette décision a été prise dans un contexte sanitaire favorable. Un seul foyer de la maladie est identifié sur toute la France. Pour autant crier victoire serait prématuré. Selon les spécialistes, un retour de la maladie est possible si la vaccination est abandonnée. C’est pourquoi le GDS appelle à maintenir une vaccination massive cette année. »
Benoistiose : cette maladie provoquée par un protozoaire est nouvelle en Deux-Sèvres. Elle provoque un aspect « peau d’éléphant » chez les bovins. Un cas a été  identifié en Deux-Sèvres en 2009, deux en 2010. Les actions du GDS : financement et dépistage sur les animaux des cheptels atteints avec pour but de connaître la prévalence d’infection afin d’orienter si possible les réformes. Le GDS programme également le financement d’un sondage sur les cheptels voisins avec pour objectif de savoir si la maladie est présente et si elle se transmet d’un cheptel à l’autre.

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