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Les marques régionales d’agneau sont les premiers fournisseurs des GMS

Les assemblées générales de l’Association de défense et de promotion de l’Agneau du Poitou-Charentes (Adpap) et du GIE Ovin ont révélé tout l’intérêt des partenariats et d’une communication dynamique de la filière.

© interbev poitou-charentes

Avec 18% de progression des ventes d’agneau en 2013, Jean-Louis Vollier, directeur de l’Adpap et du GIE Ovin, en est persuadé : « Les opérations de communication sur les démarches de qualité Agneau du Poitou-Charentes, label rouge et Agneau du Bocage ont chaque fois des retombées notables sur la commercialisation ». De Saint-Brieuc à Bordeaux en passant par Melun, Angers ou Saint-Herblain mais aussi dans l’est de la France ou au Luxembourg, en 2013, 122 animations en grandes surfaces ont été comptabilisées. La présence des éleveurs et les ateliers de dégustation s’avèrent essentiels. Une communication des démarches de qualité qui place d’ailleurs les marques régionales dans les premiers de la classe sur le podium français des fournisseurs des grandes surfaces. « Nous avons été plutôt surpris que les grandes surfaces nous suivent à ce point. C’est un gage de qualité de nos marques, qui donnent confiance et répondent à la demande des consommateurs », confirme Jean-Louis Vollier qui y voit certainement un signe positif dans un contexte difficile de la filière ovine. Une crise de la production qui pourrait bien limiter la croissance continue des ventes. Autrement dit : difficile d’accroître les ventes si la production ne suit pas. Et c’est bien le hic et le message de l’Association de défense et de promotion de l’agneau du Poitou-Charentes. « Nous devons aujourd’hui redynamiser la production pour aller plus loin dans la commercialisation. La régularité de la production doit garantir les approvisionnements et donc les ventes », affirme Jean-Louis Vollier.

Une communication nécessaire
La Vienne préserve sa deuxième place des producteurs derrière les Deux-Sèvres et en 2013, la baisse des effectifs (-7 805 toutes démarches confondues) est moins importante que les années précédentes. Une diminution principalement sur l’Agneau du Poitou-Charentes alors que le label rouge enregistre une légère augmentation d’effectif (+2%). « Le plus gros des arrêts de production concerne des départs en retraite mais nous avons un souci de renouvellement des exploitations. Le métier n’est plus attractif même si les démarches qualité permettent de payer un meilleur prix », remarque Jean-Louis Vollier. « Le travail sur le produit et les démarches sur les prix ne font pas tout. Nous devons aujourd’hui avoir une communication sur le métier », poursuit le directeur bien conscient de la chance d’avoir des abatteurs à proximité pour asseoir la dynamique de la filière. Et de conclure : « Les producteurs ne reconnaissent pas forcément l’intérêt des groupements quand les abatteurs ont des craintes sur les volumes. C’est une crise de confiance mutuelle qu’il faut résoudre ». Ainsi la réflexion se porte sur des partenariats gagnant-gagnant : aides logistiques et services divers liés à la production tandis que les volumes de production seraient garantis. Des avantages économiques proposés uniquement aux producteurs des groupements.

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