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Visites filière
Les Poitevines : faible effectif mais gros rendements

Parmi les cinq fermes ouvrant leurs portes le 23 novembre, le Gaec Il était une ferme, à Caunay. Cet élevage de 55 chèvres poitevines, qui produit du fromage et du pain, fait le focus sur les aspects laitiers et génétiques de cette race rustique avec ses visiteurs d'un jour.

Nicolas Boutin (à droite) reçoit une des visites filière sur son Gaec Il était une ferme. Ses premiers visiteurs, Laura et François, sont venus du Cantal pour mieux connaître son système.
© Chloé Poitau

Dès 10h, des visiteurs se présentent dans la chèvrerie, à Caunay, petit village du mellois niché dans la forêt. En l'occurrence, les premiers arrivés sont un jeune couple d'éleveurs de vaches Aubrac, Laura et François, venus du Cantal pour renforcer leur projet de monter un atelier caprin pour diversifier leur activité : "Il y a encore peu de fromages de chèvre chez nous", arguent-ils. Nicolas Boutin, l'un des trois associés du Gaec sourit : "Certains viennent d'encore plus loin, des Suisses se sont notamment annoncés".

Valoriser une race méconnue

Ce qui intéresse le couple porteur de projet, c'est la petite structure de la ferme et le côté atypique de la race poitevine, dite "rustique et à faible effectif". "Il faut la préserver et la développer, surtout ici dans son berceau, indique le chevrier. Ce sont de bonnes laitières, notre meilleure chèvre fait 1000kg de lait en monotraite sur six mois (bitraite le reste du temps). La moyenne du troupeau est de 650 kg en monotraite. Leur rendement fromager est plus fort, en raison de la caséine alpha S1 contenue dans leur lait".

IA sans hormones

L'après-midi verra intervenir plusieurs partenaires de la journée et du salon, comme Capgènes, Evolution ou le Crédit Agricole. L'occasion de rentrer plus en détails dans les questions génétiques. "Nous faisons des IA depuis l'année dernière, explique Nicolas Boutin. Mais en saison naturelle et sans hormones, grâce à l'effet bouc. Les résultats sont au rendez-vous, les chèvres produisent tellement qu'on a fini par réduire notre troupeau à 55 têtes".

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