Aller au contenu principal
Font Size

Activez votre compte numérique

Pour lire les articles dans leur intégralité, vous tenir informé via les newsletters et consulter la version numérique d’Agri79 dès le jeudi,

J’active mon compte numérique.

« Les prix sont issus d’un rapport de force insupportable »

Olivier Mével est enseignant-chercheur spécialiste de la distribution. Invité par la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres, il intervient à 18 h ce jour au Festival de l’élevage sur le thème : Quel avenir pour l’élevage face aux évolutions de la consommation ?

Olivier Mével est consultant en stratégie des entreprises agro-alimentaires et enseignant-chercheur dans les domaines du commerce, de la distribution et de la logistique.
Olivier Mével est consultant en stratégie des entreprises agro-alimentaires et enseignant-chercheur dans les domaines du commerce, de la distribution et de la logistique.
© N.C.

Quelle est votre analyse sur la situation de l’élevage français ?
Je vois que des hommes et des femmes dans les exploitations font depuis cinquante ans du high-tech au prix du low cost. Dans la filière, certains maillons ont pris de mauvaises habitudes. Dans la GMS, ces habitudes consistent à dire : « Je n’ai pas besoin de vous acheter vos produits mais vous avez besoin de me les vendre ». Ce comportement n’est pas sans conséquences sur les prix payés aux éleveurs. Ils sont le résultat d’un rapport de force insupportable.

La fin de la guerre des prix n’est pas pour tout de suite ?
Absolument pas ! Pour cela, il fautdrait sortir de la LME (la loi de modernisation de l’économie datée du 4 août 2008). Toutes les lois qui ont suivi ont été des lois de passage qui n’ont pas touché à la loi organique qu’est la LME. (…) Les distributeurs vont tout faire pour que l’on ne touche pas à cette loi. Le cas des magasins E.Leclerc est emblématique. Avant la LME, leur part de marché était de 16,7 %. Aujourd’hui, elle est de 21,2 %. Le fonctionnement de Leclerc influence le reste de la distribution.

Les États généraux de l’alimentation vont-ils apporter des réponses concrètes aux éleveurs ?
Quand je vois qui préside certains ateliers, cela pose question, notamment en ce qui concerne l’atelier 5 dont la thématique est « rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs ». Les deux co-présidents sont François Eyraud, directeur général des produits frais Danone, et Serge Papin, PDG de Système U. On peut se demander comment la parole va être donnée aux éleveurs.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

S’installer hors cadre familial : saisir l'opportunité
Audrey Pelletier a rejoint l’équipe du Gaec du Petit Chauveux en juin 2020, après un stage parrainage d’un an. Passionnée par l’…
Le chanvre français prépare le virage de la fleur
Dans le cadre de l'expérimentation en France du cannabis à fins thérapeutiques, l'Agence nationale du médicament (ANSM) devrait …
Et soudain, Exoudun... un village bouillonnant
Au centre d’un triangle St-Maixent-Melle-Lusignan, à équidistance de Poitiers et de Niort, se niche à flanc de colline le village…
Le boom des brasseries artisanales
Les brasseries artisanales fleurissent en France, avec 328 ouvertures de brasseries cette année. Les Deux-Sèvres sont aussi…
Coloré, l'enrubannage exprime la solidarité
On les voit se multiplier dans les champs depuis 2017. A l’initiative du fabricant de film plastique trioplast, les bottes de…
Grossiste, éleveur, restaurateur : ils se lancent dans l’ultralocal
Fin juin, les frères Giraud, éleveurs de Limousines et Charolaises, ont vendu une nouvelle vache au grossiste bressuirais…
Publicité