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Les recherches scientifiques à l’assaut des intrants chimiques

L’utilisation des produits phytosanitaires ne cesse d’augmenter en France. Pour Vincent Bretagnolle et Joelle Lallemand, chercheurs au CNRS et à l’Inra, des solutions économiques et agroécologiques sont possibles pour inverser la tendance.

Selon Joëlle Lallemand, chercheuse à l’Inra, la consommation de produits phytosanitaires est estimée en France entre 60 et 70 000 t de matière active par an sur 30 millions d’hectares.
Selon Joëlle Lallemand, chercheuse à l’Inra, la consommation de produits phytosanitaires est estimée en France entre 60 et 70 000 t de matière active par an sur 30 millions d’hectares.
© Stéphane Leitenberger

C’est un sujet qui enflamme les débats depuis quelque temps déjà : comment et pourquoi réduire l’utilisation de produits phytosanitaires ? Une conférence-débat sur ce thème avait lieu à l’initiative de l’association Biodiversité balanin et torchepot jeudi 22 mars à Aiffres, dans le cadre de la semaine pour les alternatives aux pesticides (*). 80 personnes avaient fait le déplacement. Des agriculteurs mais aussi de nombreux particuliers, curieux d’opposer les points de vue.

Et le fait est que le postulat de base est sévère. Selon les chiffres présentés par Joëlle Lallemand, chercheuse à l’Inra, l’utilisation de traitements chimiques a augmenté de 5,6 % entre 2011 et 2014 au niveau national. A l'échelle de la zone atelier, champs d'expérimentation du CNRS de Chizé depuis 1994, quatre produits phytosanitaires sont utilisés par parcelle, et 35 par exploitation. Au total, 700 produits différents ont été recensés , selon Vincent Bretagnolle.

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