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Les rotations longues et l’alternance des cultures sont efficaces contre les adventices

Dans le cadre du programme Re-sources, cinq syndicats d’eau du sud Deux-Sèvres ont organisé une rencontre sur l’allongement des rotations et la diversification des assolements pour limiter les apports d’intrants et favoriser la qualité de l’eau.

© N.C.

Face à des impasses techniques (problèmes de désherbages des cultures, résistances d’adventices, dégâts par des ravageurs, pression des maladies, coûts des intrants…), les exploitants agricoles doivent repenser leurs systèmes de cultures en allongeant leurs rotations et en diversifiant les types de cultures présentes. Toutefois, ils sont souvent freinés par une prise de risque technique et une peur de non-valorisation économique de leurs productions.
Le 10 juin 2015, cinq syndicats d’eaux du sud des Deux-Sèvres (Seco, Sertad, Sev, 4B et Smpedep) avaient invité les opérateurs de la filière grandes cultures, la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres, VSN, Océalia, Sèvre et Belle, Cap Faye et Terrena, à Saint-Gelais pour évoquer la diversification des cultures. Il s’agissait tout d’abord de présenter les intérêts de l’allongement des rotations, les limites des rotations actuelles avec la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres. Puis ont été mises en lumière les cultures de lin par VSN, de la luzerne par Océalia et Samuel Baudouin, du soja par Cap Faye, Océalia et Sèvre et Belle, et du lupin par Terrena.

Herbicide et fongicide limités
La rotation culturale est une succession de cultures se reproduisant dans le temps en cycle régulier. Leur allongement passe généralement par l’introduction de légumineuse (pois, soja, lupin…) et/ou de cultures non sensibles à l’orobanche (lin, maïs…). L’objectif premier est souvent la résolution de problème de désherbage puis vient la dépendance à l’azote minéral.
Pour Eric Baraton, de la chambre d’agriculture, il est démontré depuis longtemps que l’allongement de la rotation génère moins d’adventices  de 142 dénombrées sur des assolements en systèmes céréaliers avec trois cultures. On passe alors à 35-37 adventices pour des rotations avec 5 ou 6 cultures. «Cet allongement est très efficace sur les graminées mais un peu moins sur les dicotylédones.  Il faut alors aussi alterner cultures de printemps et cultures d’hiver pour être encore plus efficace sur les graminées et sur les dicotes, notamment les géraniums », indique le technicien.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 24 juin 2016

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