Aller au contenu principal
Font Size

Activez votre compte numérique

Pour lire les articles dans leur intégralité, vous tenir informé via les newsletters et consulter la version numérique d’Agri79 dès le jeudi,

J’active mon compte numérique.

Marque Parc : l'aboutissement de trois ans de travail

Le Parc naturel régional (PNR) du Marais poitevin a officiellement lancé sa marque « Valeurs Parc naturel régional » le 5 juillet, à L'Aiguillon-sur-Mer (Vendée), à l'occasion de la commercialisation des produits de la filière viande bovine dans le Super U de la ville.

Super U est la seule GMS des trois départements à commercialiser la viande bovine de la marque.
Super U est la seule GMS des trois départements à commercialiser la viande bovine de la marque.
© PNR DU MARAIS POITEVIN

Xavier Garreau, membre du bureau du PNR, est un élu heureux. Vendredi 5 juillet, il a participé au lancement de la marque « Valeurs Parc naturel régional » par le PNR du Marais poitevin. Une reconnaissance officielle des efforts fournis par l’ensemble des acteurs de ce territoire réparti entre la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. « Pour le Marais poitevin, on va trouver dans un premier temps de la viande bovine, du miel, du savon ou encore des locations saisonnières avec cette marque », détaille l’agriculteur.

Une liste hétéroclite, avec cependant un point commun : tous s’appuient sur des valeurs de développement durable. Un réel souci de protection de l’environnement local, auxquels s’ajoutent des éléments liés au social et à l’économie, le tout consigné dans un cahier des charges assez strict.

Une valorisation très attendue

« Trois ans de travail ont été nécessaires, depuis notre visite du PNR de Brière, en Loire-Atlantique », se souvient l’élu. Il a notamment fallu élaborer un cahier des charges adapté à chaque production, qui corresponde à la réalité du terrain pour les éleveurs, puis mettre en place les contrats, fixer les prix de vente ou encore trouver les lieux de commercialisation. « Ça n’a pas été vraiment compliqué de convaincre les agriculteurs de l’intérêt de cette marque, nous avons rapidement reçu un bon accueil, reconnaît Xavier Garreau. La valorisation de la production est très attendue dans le Marais, car c’est un milieu compliqué, plutôt défavorisé ».

Quarante-quatre éleveurs du Marais poitevin, répartis sur les trois départements, sont à ce jour engagés dans la marque. L’idée est maintenant de mener de front la commercialisation des produits, et le marquage des éleveurs. « On ne veut pas vendre du rêve en engageant plus d’éleveurs dans la démarche que nous n’avons de capacité d’écouler la production. Si un agriculteur est marqué, c’est qu’on sait que la distribution en bout de chaîne est possible ». D’où l’urgence aujourd’hui de démarcher de nouveaux points de vente. Pour la viande bovine, le Super U de L’Aiguillon-sur-Mer a été le premier à y croire, et à distribuer la production.

Premier point de vente

« Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais entendu un chef boucher parler comme ça de la viande qu’il vendait, il met énormément le produit en avant », ajoute celui qui est aussi président de section à la Fdsea 85. S’ajoutent à ce point de vente une boucherie traditionnelle, deux restaurants (à Sainte-Gemme-la-Plaine et Coulon) et de la restauration collective.

Quant à l’avenir, d’autres produits sont à l’étude pour recevoir la marque. Des demandes pour l’agneau et la volaille ont même été reçues. « On ne ferme pas la porte, explique Xavier Garreau, mais ce sont des filières déjà très bien organisées. Et il y a moins d’ovins ou de volailles que de bovins dans le Marais poitevin ».

L’avenir de la marque est donc encore en construction, consolidé par le renouvellement du statut de parc naturel pour trois ans. « Ici, pour la viande, c’est la filière entière qui est concernée. Nous travaillons avec l’ensemble des acteurs, de l’agriculteur au consommateur, en passant par l’abattage que nous avons eu à coeur de réaliser au plus près des exploitations pour concourir au bien-être animal ».

 

Entrer dans la démarche

Après la demande auprès du PNR au 05 49 35 15 20, un audit est réalisé pour s’assurer que le produit ou la prestation respecte les critères. Ensuite, une commission se réunit plusieurs fois par an pour statuer sur les dossiers déposés.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

S’installer hors cadre familial : saisir l'opportunité
Audrey Pelletier a rejoint l’équipe du Gaec du Petit Chauveux en juin 2020, après un stage parrainage d’un an. Passionnée par l’…
Le chanvre français prépare le virage de la fleur
Dans le cadre de l'expérimentation en France du cannabis à fins thérapeutiques, l'Agence nationale du médicament (ANSM) devrait …
Et soudain, Exoudun... un village bouillonnant
Au centre d’un triangle St-Maixent-Melle-Lusignan, à équidistance de Poitiers et de Niort, se niche à flanc de colline le village…
Le boom des brasseries artisanales
Les brasseries artisanales fleurissent en France, avec 328 ouvertures de brasseries cette année. Les Deux-Sèvres sont aussi…
Coloré, l'enrubannage exprime la solidarité
On les voit se multiplier dans les champs depuis 2017. A l’initiative du fabricant de film plastique trioplast, les bottes de…
Grossiste, éleveur, restaurateur : ils se lancent dans l’ultralocal
Fin juin, les frères Giraud, éleveurs de Limousines et Charolaises, ont vendu une nouvelle vache au grossiste bressuirais…
Publicité