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Covid-19, Deux-Sèvres
« Neuf patients sur dix sont favorables à la vaccination »

Le déploiement des centres de vaccination est en cours en Deux-Sèvres. A ce jour, les médecins généralistes ne constatent pas de réticence. Une bonne nouvelle pour les services de l’Etat qui considèrent que sortir de la crise sanitaire passe par le vaccin.  

Conférence de presse Covid-19, préfecture, janvier 2021
Laurent Flament, directeur de la l'ARS, Emmanuel Aubry, préfet des Deux-Sèvres et Bruno Faulconnier, directeur du centre hospitalier de Niort.
© Christelle Picaud - photo d'archive

Alors que la population de dix nouveaux départements s’attend à un couvre-feu ramené à 18h à partir de dimanche, « la question ne se pose pas pour notre département aujourd’hui », certifie Emmanuel Aubry, préfet des Deux-Sèvres, lors de la conférence de presse organisée en préfecture vendredi 8 janvier après-midi. Dans quelques jours, assurément, il en sera autrement. « Le taux d’incidence qui caractérise le département sur la période du 1er au 7 janvier est de 215 cas pour 100 000 habitants», confirme Laurent Flament, directeur de l’association régionale de la santé. Un niveau élevé, au-delà du seuil des 200, « mais franchi assez récemment », précise le représentant de l’Etat pour justifier le sursis dont bénéficient les deux-sévriens. Dès que la mesure sera d’actualité, Emmanuel Aubry ouvrira « une concertation locale pour prendre le pouls de la population et des élus, afin de juger de la pertinence d’une telle mesure en milieu rural ».  

Carte Covid-19 janvier 2021 Nouvelle-Aquitaine
Le Département des Deux-Sèvres présente le plus haut taux d'incidence de Nouvelle-Aquitaine entre le 1er janvier et le 7.

Le vaccin, la solution

Pour protéger la population « et parce que la sortie de cette crise sanitaire ne peut s’envisager sans vaccination », les services hospitaliers, les Ehpad, mais également les médecins ruraux, infirmières, élus locaux sont mobilisés aux côtés de l’ARS et de la préfecture pour structurer la filière de vaccination. « 161 personnes ont reçu le vaccin depuis hier, début de la phase opérationnelle en Deux-Sèvres », comptabilise Laurent Flament. Succéderont aux résidents d’Ehpad et personnels de santé de plus de 50 ans présentant des pathologies à risques, les personnes âgées de plus de 75 ans. « A ce jour nous disposons de 5000 doses. La semaine prochaine d’autres devraient arriver ». Le rythme des livraisons des injections n’étant pas encore stabilisé, les services de l’Etat ne peuvent arrêter à ce jour un programme. « Notre objectif est de garantir que les doses disponibles sont bien utilisées et qu’elles servent aux personnes qui en ont le plus besoin », cadre Laurent Flament.

« Le taux d’incidence qui caractérise le département sur la période du 1er au 7 janvier est de 215 cas pour 100 000 habitants», confirme Laurent Flament, directeur de l’association régionale de la santé.

Pour ce faire, les Ehpad s’organisent, tout comme le centre hospitalier de Niort.
La semaine prochaine, la clinique Inkerman, les centres hospitaliers du Haut Val de Sèvre Mellois et du Nord Deux-Sèvres, ainsi que le Grand Feu auront ouvert leur centre de vaccination. « Élus locaux et professionnels de santé se concertent dans les territoires. Le maillage en cours de développement doit permettre de répondre aux besoins de la population tout en prenant en compte les exigences logistiques imposées par le vaccin », précise le préfet. Garant d’un déploiement cohérent, ce dernier compte sur toutes les professions de santé. « Nous avons commencé les visites prévaccinales, témoigne Anne Bouteiller, médecin généraliste, représentante de l’ordre des médecins. Tout se passe bien. Neuf patients sur dix sont favorables à la vaccination ». Une nouvelle, loin des rumeurs, que tout le monde qualifie de bonne.
En attendant que le système immunitaire de la majorité des deux-sévriens soit protégé grâce au vaccin, les infirmières, mais également la protection civile, viendront renforcer l’action de la CPAM. « Les cas positifs et les cas contacts doivent être isolés. Au cours de cette période les familles ont besoin d’être épaulées », explique le représentant de l’Etat. Faire redescendre le taux d’incidence compte parmi les objectifs prioritaires.

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