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Orges de printemps : une pression aux maladies conséquente pour les semis d’automne

Cette année, les surfaces d’orges de printemps ont fortement augmenté. Semées précocement, ces cultures présentent une sensibilité importante aux maladies. Dès les premiers symptômes, il est nécessaire d’agir pour contenir la propagation.

Même les variétés avec une note de résistance 7 sont touchées. Ici, une très forte attaque de rhynchosporiose sur plusieurs variétés d’orges de printemps semées fin octobre sur la station du Magneraud au stade 1 nœud.
© Arvalis

Les dégâts dus aux maladies sur les orges de printemps semées au printemps (soit en début d’année dans notre région) sont en général atténués par la rapidité de croissance et de maturation de cette espèce (généralement compris dans une fourchette de 5 à 15 q/ha selon les variétés). Or, quand il s’agit des orges de printemps semées à l’automne, c’est différent. Pour ces semis précoces, c’est la rhynchosporiose qui est la maladie la plus préoccupante car elle s’invite potentiellement dès le début de cycle qui est plus long compte tenu du décalage du semis.


La tolérance des variétés des orges de printemps à cette maladie, indiquée par sa note de « Résistance à la maladie », est définie dans un contexte de semis de printemps et les observations réalisées les années précédentes confirment que la cotation est différente sur des semis décalés, lorsque le cycle de la culture est beaucoup plus long. Ainsi, il faut retenir que l’orge de printemps implantée à l’automne avec une sensibilité accrue aux maladies a un comportement qui différera de ce que l’on connaît bien pour des implantations plus classiques en janvier/février par exemple. De ce fait, on peut observer des foyers intenses d’attaque de rhynchosporiose, même pour des variétés notées 7 ou 8 pour ces semis d’automne.
Par ailleurs, le risque de verse est également potentiellement accru pour ces semis à l’automne. Avec le décalage du cycle, la montaison à épi est précoce, sous jours courts et couverts. Le risque est accentué si la montaison est couplée à une forte biomasse.

Des risques importants cette année


Le climat doux et très humide est très favorable aux maladies, et particulièrement à la rhynchosporiose. Le développement des symptômes se fait par temps frais et avec des précipitations répétées. Ces pluies dispersent les spores aux étages supérieurs (on retrouve ainsi souvent un gradient vers le haut des plantes).


Les remontées de terrain attestent de la présence assez régulière de rhynchosporiose sur les orges de printemps en semis d’automne. La maladie se présente sous forme de taches verdâtres ovales et évolue ensuite vers une teinte gris-blanchâtre à partir du centre. Les taches sont délimitées par un contour brun foncé. Elles finissent par se rejoindre et s’imbriquer les unes dans les autres. Cette maladie apparaît souvent en foyers. Il y a peu de confusions possibles avec d’autres maladies.

Des interventions précoces nécessaires


Pour les orges de printemps semées à l’automne, cette année, la pression rhynchosporiose est actuellement élevée et peut justifier une intervention précoce dès le stade épi 1 cm en cas de présence avérée de la maladie, et ceci dès que possible pour stopper sa progression. De nombreuses matières actives sont efficaces contre cette maladie. On retiendra les plus efficaces évidemment en prenant en compte aussi la nécessaire alternance des matières actives entre elles et de la programmation du traitement pivot DF/épiaison/sortie des barbes. Par exemple, sans être exhaustif, pour un T1, les associations à base de cyprodinil et de triazoles sont des références avec d’excellentes efficacités. Enfin, le climat actuel, avec élévation actuelle des températures et période plus sèche, est plutôt défavorable aux nouvelles contaminations et permettra de ralentir le développement de la maladie.


Pour les orges de printemps semées en ce début d’année, compte tenu du développement des stades (2 F à tallage), on est actuellement hors risque et il faudra observer les parcelles à partir du stade épi 1 cm pour les variétés les plus sensibles aux maladies foliaires de l’orge et évaluer le risque à ce moment.

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