Aller au contenu principal

Président de Capr’Inov, un exercice d’équilibriste

Avec la structuration du salon et son développement constant, le temps alloué à la préparation de Capr’Inov est important. Samuel Hérault, qui en est à la tête depuis deux ans, jongle avec ses responsabilités, son exploitation et sa vie personnelle.

© C.M.

Être président de Capr’Inov, c’est accepter de laisser la place à l’imprévu. « Ce n’est clairement pas compatible avec une vie bien rangée », s’en amuse Samuel Hérault, qui a pris le poste en 2019, suite au retrait de Thierry Jayat. Et pour une première édition, il y avait plus facile que celle de 2020, entièrement repensée en version digitale. « Entre la situation du salon et les travaux qui ont pris du retard sur mon exploitation, l’année dernière a été très éprouvante. Il a fallu se battre ». Toutefois, l’éleveur clame avec force que le poste n’est pas une contrainte. « Je suis président car cela me plaît, j’aime quand il y a des challenges à relever, quand les choses bougent », assure l’ancien rugbyman.

Et Samuel Hérault est déterminé à les faire bouger, lui qui a décidé dès son arrivée à la tête du salon de structurer l’organisation, avec la création de pôles de travail, mais aussi de développer la partie communication. Une nécessité, juge-t-il. « Au début de l’aventure, le salon rassemblait 1 500 personnes. Aujourd’hui, nous en sommes à 8 000 sur deux jours, avec 30 nationalités représentées et 200 exposants, pour 600 000 euros de budget. Nous ne sommes plus dans une structure amateure ».

Avant tout un éleveur

En tant que président, il a avant tout une fonction de représentation auprès de toutes les instances : « Un travail fondamental qu’on ne faisait pas assez dans le passé ». Un travail facilité par ses fonctions de vice-président de l’interprofession régionale, d’administrateur au niveau national et de vice-président de la fédération nationale des éleveurs. Il assiste également à toutes les réunions du conseil d’administration (un tous les trois mois en année sans salon, un tous les un ou deux mois sinon) puis supervise les groupes de travail. « Avant, c’était un an de repos pour un an de travail. À présent, il n’y a plus de temps mort, preuve que ça vit, constate celui qui a été bénévole dès la première édition. J’ai plein d’idées pour Capr’Inov. On s’équilibre tous dans le groupe et je n’hésite pas à demander conseil à quelques personnes sur lesquelles je peux m’appuyer ».

Néanmoins, Samuel Hérault tient à préciser qu’il est « avant tout un éleveur », et se laisse ainsi la possibilité de refuser les sollicitations du salon. Car le co-gérant du Gaec Les Deux Rivières, à Nueil-les-Aubiers, s’arrange toujours pour ne pas faire passer ces obligations au détriment de l’exploitation familiale. Pour cela, il organise chaque semaine une réunion avec son frère et sa sœur, les deux autres co-gérants, par ailleurs respectivement administrateur au Crédit Agricole et maire de Rorthais. Un véritable exercice d’équilibriste nécessaire pour assurer la bonne tenue du quotidien. « Quand tout est calé sur l’exploitation, ces activités annexes se gèrent bien ».

Depuis un an, l’arrivée de Pierre, leur apprenti, leur permet également de souffler un peu plus. Un investissement rendu possible par Capr’Inov, qui ne rémunère pas Samuel mais le défraie de son temps. Un argent qui est ensuite mis en commun sur l’exploitation.

De l’ambition pour le salon

Mais outre l’équilibre avec l’exploitation, Capr’Inov demande également de trouver un équilibre avec la vie personnelle. « Tous les soirs, je consacre 1 h – 1 h 30 à toutes les activités annexes, en lisant mes mails ou en préparant des réunions », indique l’éleveur du nord du département, qui reconnaît ne plus vraiment avoir le temps de regarder la télé et ne pas beaucoup dormir non plus. Mais à table et en vacances, le portable est laissé de côté.
Pour lui, Capr’Inov est un formidable soutien au développement de la dynamique filière caprine mais il refuse de se mettre en avant. « Je n’en tire pas de gloire personnelle. Je n’ai pas d’ambition pour moi, j’ai de l’ambition pour Capr’Inov ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Christiane Lambert défend « le vrai visage de l’agriculture »
La première journée du congrès national du syndicat a commencé au Gaec du Petit Chauveux, où se sont rendus représentants et élus…
Chasseurs, Deux-Sèvres, agriculture, chasse
Le sanglier en ligne de mire
L’ouverture générale de la chasse est le 12 septembre. En Deux-Sèvres les populations de petits gibiers ont profité d’une belle…
Vue d'ensemble, Festival de l'élevage, France Parthenaise, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, Elevage
National parthenaise : le concours de la relance
120 animaux participeront les 9 et 10 septembre au national de la race organisé au marché de Parthenay. Un événement programmé,…
Congrès Fnsea : « Ici, les idées justifient les moyens »

Où il y a du dynamisme, il y a des femmes et des hommes engagés. En Deux-Sèvres, individuellement dans leur ferme mais aussi…

Loin de la capitale, Elsa renoue avec l’histoire familiale
À 25 ans, Elsa Favriou a trouvé sa voie dans le maraîchage diversifié. Depuis plus d’un an, elle remet en culture les terres de…
SCEA Le Chène Blanc, Pougne-Hérisson, Deux-Sèvres, Elevage, Chèvre, Caprin, Capr'inov
Cinq fermes pour cinq thématiques
Comme à chacune des éditions, Capr'inov propose une journée d'immersion dans des fermes. Cinq visites auront lieu le 23 novembre. 
Publicité