Aller au contenu principal

Protéger les élevages lors de l’achat de bovins

L’introduction d’animaux dans un troupeau représente un risque d’entrée de nouvelles maladies dans l’élevage, avec de possibles conséquences néfastes à plus ou moins long terme. Des dépistages sont obligatoires, notamment l’IBR.

Test à la tuberculine pour le dépistage de la tuberculose. 
La mesure du pli cutané sur bovin se déroule 72 heures après intradermo-tuberculination.
Test à la tuberculine pour le dépistage de la tuberculose.
La mesure du pli cutané sur bovin se déroule 72 heures après intradermo-tuberculination.
© J-M Nicol

Au-delà des dépistages obligatoires, les risques sanitaires peuvent être occasionnés par des maladies spécifiques (BVD, paratuberculose…) ou des syndromes d’élevages (grippe, diarrhée) qu’il est important de prendre en compte. Les étapes à suivre avant l’arrivée des animaux sont les suivantes :


1 - Se renseigner sur le statut sanitaire du cheptel d’origine et des animaux achetés. On vérifie alors que l’élevage du vendeur est indemne d’IBR. Si ce n’est pas le cas, un dépistage de l’IBR avant toute vente est nécessaire, au maximum dans les 15 jours qui précèdent le départ des animaux.
Se renseigner sur le statut du cheptel par rapport à la paratuberculose. Les cheptels régulièrement dépistés négatifs en paratuberculose et engagés dans le schéma de garantie peuvent fournir une attestation de garantie de cheptel.


2 - Fixer les conditions de transport avec le vendeur en lui indiquant explicitement les exigences en matière de transport. Il faut privilégier le transport direct, avec un délai de transit court, de moins d’une journée et sans rupture de charge.

Dans le cas où une tuberculination doit être réalisée, le vétérinaire doit venir à deux reprises voir les bovins achetés. Lors de la première visite, l’injection de la tuberculine est réalisée, avec 3 jours plus tard une lecture afin de repérer une réaction allergique. Lorsque cela n’est pas fait, la délivrance de la nouvelle carte verte est bloquée. Mieux vaut anticiper en communiquant au secrétariat du vétérinaire dès la prise du rendez-vous les dates de départ et de livraison des animaux. Cette simple précaution permettrait d’éviter très souvent d’avoir à rattraper les bovins à cause d’un oubli lors de la première visite d’achat.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Benjamin, ambassadeur de la jeune agriculture
Toute cette semaine, les jeunes agriculteurs ont mis un coup de projecteur sur l’installation, en multipliant les vidéos et…
Installation agriculture Deux-Sèvres Clément Charron
Reprendre et moderniser, pour faire rempart au lait étranger
En reprenant la ferme familiale à La Chapelle-Bertrand, Clément maintient le fragile tissu des exploitations laitières deux-…
Cosset et fils : le négoce dans le sang
Implanté depuis 70 ans à Saint-Pompain, dans les Deux-Sèvres, le négoce agricole Cosset et fils démarre un projet de…
Le veau Paillard, un pari sur l’avenir à plus de 21000  euros
La campagne de vente de la station de Lanaud, en janvier, a permis à quatre éleveurs de Charente et de la Vienne de décrocher le…
L’usine de Thouars donne vie à la filière 100% bio Oleosyn
Les groupes Avril et Terrena ont investi 5,7 millions d’euros dans un outil de trituration de graines bio à Thouars. Opérationnel…
Pas de semis direct sans la philosophie qui va avec
Le semis direct, encore marginal, se répand dans les champs. Les Cuma s’équipent, un semoir made in Deux-Sèvres s’exporte dans le…
Publicité