Agri79 Informations 21 juin 2012 à 11h35 | Par Guy du Repaire

Biodiversité - Les abeilles, symboles de la prise en compte de la biodiversité

Abeille des Deux-Sèvres et Fédération des chasseurs veulent donner un coup de pouce au développement de la biodiversité. Dernier développement d’un partenariat dans lequel les agriculteurs jouent un rôle majeur.

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François Chauveau et Guy Guédon, respectivement présidents de l’Abeille des Deux-Sèvres et de la fédération des chasseurs, devant des ruches, « symboles de l’engagement des chasseurs en faveurs de la biodiversité ».
François Chauveau et Guy Guédon, respectivement présidents de l’Abeille des Deux-Sèvres et de la fédération des chasseurs, devant des ruches, « symboles de l’engagement des chasseurs en faveurs de la biodiversité ». - © G. R.
Même si elle n’est pas la seule, la fédération des chasseurs encourage les bandes enherbées et les plantations de haies, « au nom de la biodiversité », souligne son président, Guy Guédon. Et grâce à cela, les insectes pollinisateurs et les auxiliaires de cultures peuvent jouer tout leur rôle. Sans attendre la signature d’une convention en décembre, la Fédération des chasseurs et l’Abeille des Deux-Sèvres encouragent la mise en place de ruches sur le territoire départemental. « La ruche symbolise l’engagement des chasseurs en faveur de la biodiversité », explique-t-il.
« La survie de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent de la pollinisation assurée par les insectes », rappelle Guy Guédon. Les abeilles sont parmi ces insectes qui jouent un rôle majeur dans le développement dont les plantes et d’autres espèces ont besoin pour leur propre régénération.
En Deux-Sèvres, l’Airvaudais fait figure de modèle en matière d’actions cohérentes de conservation des espèces. Grâce à un partenariat entre les agriculteurs, les chasseurs, mais aussi avec les collectivités, et la chambre d’agriculture il est devenu, « un pôle de biodiversité cohérent », après avoir recréé des corridors biologiques pour favoriser le développement des espèces. « Ils existaient déjà, explique François Chauveau, président de l’Abeille des Deux-Sèvres et agriculteur à Irais, mais après avoir mis en place des aménagements économiques, nous mettons en place l’environnement ».
Quatre céréaliers sont particulièrement concernés par ces actions de sensibilisations qui commencent à porter leurs fruits sur 400 hectares à 500 hectares. Elles s’inscrivent dans le développement durable, « sans perdre de volumes de production », insiste François Chauveau. Leur engagement dans des groupes de développement leur permet d’innover et de partager des expériences sur de nouvelles méthodes agronomiques et de nouveaux parcours culturaux pour améliorer la structure du sol. La couverture des sols en hiver et la biodiversité sont encouragées avec les Cipan et l’installation de ruches.

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