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SAFER
Quand la ville grignote la campagne...

Les actionnaires de la SAFER Poitou-Charentes/Vendée étaient réunis ce 13 juin en assemblée générale ordinaire.

Pierre Baudry, directeur général adjoint ; Elisabeth Bailly, directrice générale déléguée ; Patrice Coutin, président de la Safer Poitou-Charentes et Vendée, réélu pour quatre ans.
Pierre Baudry, directeur général adjoint ; Elisabeth Bailly, directrice générale déléguée ; Patrice Coutin, président de la Safer Poitou-Charentes et Vendée, réélu pour quatre ans.
© Laure Sibileau

Pas de surprise, hélas ! Le recul des terres agricoles se poursuit, inexorablement. En France l'équivalent de l'espace agricole de 7 à 8 communes disparaît chaque année - soit l'espace agricole d'un département tous les 6 ans ! Et en 2007 dans les Deux-Sèvres, 1 275 hectares ont encore été cédés à l'urbanisation. « Il faut absolument stopper cette hémorragie », alerte le président de la Safer Poitou-Charentes Patrice Coutin, qui s'inquiète « comment allons-nous nourrir l'humanité demain ? »
Les terrains partent dans le domaine privé en lotissements ou espaces de loisirs (672 ha), mais aussi et toujours dans la construction d'aménagements routiers (600 ha). Ce qui fait dire à Pierre Baudry, directeur général adjoint de la Safer que « c'est la politique d'urbanisation des collectivités qu'il faudrait repenser ». Comment ? « Par exemple en revitalisant les friches urbaines et périurbaines, en les réutilisant » suggère Patrice Coutin. Un travail politique fondamental, reconnu comme tel par le ministre Michel Barnier qui demandait récemment aux départements de « réfléchir à une politique plus économe des terres agricoles ».

Le prix à payer
En attendant, et logiquement, l'hectare s'est vendu 3 % plus cher en 2007 qu'en 2006 dans le département, soit 2 590 euros en moyenne. « Selon les terrains, il y a de 2 à 27 candidats à l'achat, souligne Élisabeth Bailly, directrice déléguée adjointe de la Safer. La pression est plus forte sur la plaine, et le fossé entre les terres de cultures et d'élevage s'accentue. »
Dans le plateau Mellois par exemple, il faut compter 3 100 euros par hectare, alors qu'en Gâtine ou dans le marais la même surface coûte moins de 2 500 euros.

Les bons points du département
Quelques raisons d'être optimistes toutefois : la situation du département se distingue notamment par son excellent taux d'installation de jeunes agriculteurs. La Safer a rétrocédé 4 400 hectares à l'agriculture par en 2007, dont 48 % à de jeunes agriculteurs… très loin devant la moyenne nationale. « 85 premières installations, dont 49 hors cadre familial ont été concrétisées grâce à notre intervention », se réjouit Patrice Coutin.
Enfin, on peut noter que contrairement à la tendance nationale, la forêt n'a pas grignoté d'espace agricole dans notre département.
Laure Sibileau

Actions de la Safer Poitou-Charentes/Vendée en 2007
- Gestion de l'espace rural :
– 1 177 candidatures analysées
– 5 candidats en moyenne sur les demandes concurrentielles
Les comités techniques chargés d'étudier les dossiers d'attribution se sont réunis à 45 reprises
- Gestion du patrimoine :
– 325 propriétaires ont signé des conventions de mise à disposition permettant de conclure des baux avec 700 agriculteurs, pour 4 800 ha.
– 267 conventions avec les collectivités locales, territoriales et les associations diverses (protection de l'environnement, pêche, chasse…)
- Aménagement du territoire :
– 4 400 ha rétrocédés aux agriculteurs,
– 170 ha pour la protection de l'environnement,
– 240 ha dont les 2/3 pour la protection de l'environnement, le reste pour le développement du tourisme et les lotissements.

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