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Manifestation du 16 octobre : départ de Parthenay
Tous réunis pour sauver leur métier

Trente-six agriculteurs sont partis en car de Parthenay, vendredi à 8 h 45. Quelle que soit leur production, ils portaient le même message de défense de leur métier.

«  On sent qu’il y a une forte mobilisation, souligne Sylvie Macheteau, les agriculteurs de toutes les productions se mobilisent. » Dans le froid de ce petit matin, la secrétaire générale de la FDSEA attend les 36 agriculteurs qui se sont inscrits pour prendre le car à Parthenay, lequel gagnera Poitiers pour le grand rassemblement de ce 16 octobre. Ici et là, sur le parking de la chambre d’agriculture, des grappes d’agriculteurs se forment et laissent échapper leur sentiment sur la crise que traverse leur profession. « La situation est dramatique, souligne l’un d’eux dont le moral est à l’image de la température, en dessous de zéro. Ils vont nous pondre quelques mesurettes, retarder le paiement des impôts et puis de toute façon, il faudra bien payer ! »

Plus loin, s’est formé le "groupe des retraités solidaires", comme ils disent. «  Nous soutenons ceux qui sont en activité, martèle Hélène Blaud, productrice de viande à la retraite. La crise est de taille, le libéralisme y est pour beaucoup. » Et si les affiches de la manifestation du 16 octobre interpellent directement le président de la République, les retraités font de même : 
«  Sarkozy a dit qu’il croyait en notre agriculture, qu’il la soutienne comme il a fait pour les banques. Si l’agriculture disparaît, c’est tout un monde rural qui meurt. »

Et que dire du renouvellement en agriculture qui semble quelque peu ébranlé par cette crise comme en témoigne Chantal, productrice de lait à Saint-Maixent-de-Beugné : « Mon fils a un projet d’installation en lait mais avec la crise, c’est difficile. Si ça continue, il ne pourra pas reprendre l’exploitation. Pourtant nous avons été raisonnables, au moment où le prix du lait a grimpé, nous n’avons pas trop investi. » Le fils de Chantal est resté travailler sur l’exploitation, c’est son amie Amandine qui manifestera à Poitiers. La jeune femme qui ne travaille pas dans le milieu agricole est, elle aussi, préoccupée : « J’espère que les choses vont s’arranger ».

Pour tous ces agriculteurs, l’espoir d’une année blanche pour éponger les dégâts d’une année noire plane sous ce ciel engourdi par le froid. Mais aussi l’espoir de voir leur image s’embellir aux yeux du grand public. « Nous sommes très mal compris, souligne Odile Bienvenu, productrice de lait et de viande aux Groseillers. Les gens nous voient rouler avec de gros tracteurs, utiliser du matériel coûteux mais tout cela est nécessaire à notre activité. » Alors manifester de la sorte serait-il une manière de pallier ce déficit d’image ?  Peut-être. Néanmoins, Jean-Louis Mahu, lui, croît en l’efficacité de ces rassemblements pour la profession. Et ce producteur de viande bovine du Beugnon fait le déplacement au nom de toutes les productions : « Je n’ai jamais participé à une manifestation où se mêlent toutes les productions. Avant les crises étaient sectorielles. »

      

 

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