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Manifestation
Un appel à sauver les exploitations clamé par 300 agriculteurs

L’appel de la FDSEA et des JA à manifester mercredi a rassemblé 300 agriculteurs pour demander des aides à la trésorerie et des allègements de charges environnementales.

 

Trois cents manifestants, 93 tracteurs : mercredi, les agriculteurs ont laissé les travaux de préparation de mise l’herbe des animaux ou de semis pour se rassembler place du Drapeau, à Parthenay, à l’appel de la FDSEA et des JA. Ni la rallonge budgétaire, ni les propos qui se voulaient rassurants de la part du président de la République, Nicolas Sarkozy, ne sont venus dissiper leurs craintes. « On veut des actes, du concret et vite », a martelé le président de la FDSEA.

Sur deux points, les difficultés financières et les contraintes environnementales, les dossiers n’avancent pas. « Tous les ans, en fin d’année, on passe commande des intrants pour les mises en cultures du printemps et jusque là on avait l’habitude payer comptant. Cette année, la coopérative devra attendre le mois le juin ! », explique Jean-Claude, producteur de lait.

Depuis deux ans, l’agriculture est confrontée à des charges qui ne permettent plus aux agriculteurs de faire face à leurs échéances. Et quand le prix dans le meilleur des cas stagne, l’effet ciseau devient dramatique. D’où cet appel comme cela n’a jamais été fait à « sauver nos exploitations » lancé par Patrice Coutin. « Du jamais vu », poursuivait-il, demandant aux banques et à l’Etat, chacun à son niveau, d’aider les agriculteurs.

Même tonalité pour le président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Baptiste Rasillard : « L’agriculture va très mal ». Message bref, mais explicite pour demander de véritables aides et une pause dans les contraintes agro-environnementales.

Pendant qu’une délégation était reçue  à la sous-préfecture, les manifestants étaient invités à remplir une demande de remboursement de 150 euros par hectare correspondant à la mise en place des Cipan sur leur exploitation: « Je n’ai pas les moyens de financer toutes les contraintes environnementales… Je suis dans l’incapacité de mettre en place des Cipan pour l’hiver prochain », pouvait-on lire dans le courrier adressé à la préfète.

Patrice Coutin et Jean-Baptiste Rasillard ont demandé que la préfète organise une cellule de crise réunissant tous les acteurs des territoires, y compris les collectivités locales pour leur demander les soutiens qu’ils pouvaient mettre en œuvre pour les agriculteurs. Ils demandent aussi la réunion d’un comité de pilotage sur la directive nitrates, là aussi dans les délais les plus brefs.

En début d’après-midi, les manifestants devaient aussi s’en prendre aux grandes surfaces et à leurs marges jugées abusives.                        

 

 


 

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