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Un cycle de culture coupé net par la grêle

Dans la région de Gourgé à Assais – les Jumeaux, la grêle a sévi dans la nuit du 27 au 28 mai. Dans un couloir de quelques kilomètres, les cultures ont été ravagées.

Par endroits, des congères se sont formés. La grêle était si 
compact qu’elle a tenu une bonne partie de la journée du dimanche.
Par endroits, des congères se sont formés. La grêle était si
compact qu’elle a tenu une bonne partie de la journée du dimanche.
© N.C.

Les éléments se sont déchaînés sur une grande partie de la France depuis la fin de la semaine dernière. Les conséquences de ces événements spectaculaires ont parfois été dramatiques. Dans les champs des Deux-Sèvres, département où Groupama a enregistré une quarantaine de déclarations de sinistres sur cultures, ils ont laissé des traces. Entre Gourgé et Villeneuve (Assais – les Jumeaux), « c’était dans la nuit de vendredi à samedi », narre Xavier Aubrun, polyculteur-éleveur de Gourgé. L’orage et les précipitations l’ont réveillé et dès le lendemain, les dégâts étaient visibles sur ses cultures. Féverole et maïs avaient triste mine, quant au ray-grass, la douche de glace a balayé l’espoir d’une seconde coupe en juin qui, à environ trois semaines de l’échéance, s’annonçait plutôt prometteuse. Philippe Moreau, exploitant à Villeneuve, complète : « sur le passage de la grêle, il n’y a plus un grain » au sommet des brins d’orge. Il estime que 95 % de son parcellaire est impacté et cherche déjà des solutions pour son atelier viande. « Si je veux continuer à faire des taurillons, il faudra que j’achète des céréales », explique-t-il. Car il n’espère plus rien de la moisson 2016, sauf pour un champ de triticale et un de colza situés plus au nord et épargnés par la grêle qui est tombée dans un couloir « d’1,5 km des deux côtés de Villeneuve », explique l’engraisseur. Pour le maïs, comme pour son tournesol, il espère pouvoir ressemer, comptant sur la bonne capacité de ressuyage de ses terres.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 3 juin 2016

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