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Habitat
Un gîte dans des dépendances condamnées à la démolition

Chantal et Gérard Charrier ont aménagé des dépendances qu’ils n’avaient jamais utilisées, en un gîte aussi confortable que s’ils l’avaient fait pour eux.

Les vieilles dépendances de la ferme de Gérard et Chantal Charrier revivent.
Les vieilles dépendances de la ferme de Gérard et Chantal Charrier revivent.
© G. R.
Le pari de Chantal et Gérard Charrier de « faire du contemporain avec du vieux » est apprécié des locataires qui ont signé le livre d’or de la maison. Dans le prolongement de leur habitation, ce qui autrefois n’était autre qu’un fournil, toit à cochon et à volaille, est devenu pour Chantal « une jolie petite dépendance ». « On a réussi cette harmonie de l’ancien et du neuf », poursuit-elle.« Tout l’intérieur a été cassé pour ne laisser que les murs et la charpente », se souvient Gérard qui n’a jamais utilisé ces dépendances depuis son installation en 1986 sur la ferme de la Môthe, à Allonne. « Pour nous c’était soit on rase tout, soit on en tire parti. D’où l’idée du gîte après une formation de tourisme en milieu rural. » Le projet a mûri pendant un an, et les premiers coups de pioche ont été donnés  à l’automne 2002, pour une ouverture en juin 2003. Chantal le voulait confortable, « comme si c’était pour nous », avec confort de vie jusque dans l’isolation « avec les normes du neuf ». Elle a même prévu une chambre de plain-pied avec des sanitaires privatifs pour handicapés. C’est elle qui a dessiné la cheminée et qui a tenu à utiliser deux portes de potager récupérées chez ses parents. Pour le mobilier, Chantal et Gérard ont chiné dans la région en quête de meubles « en harmonie » avec le bâti.Des pierres apparentes ont été mises en valeur sur les murs du séjour de 48 mètres carrés, recouverts d’un enduit de plâtre et de sable taloché. Des poutres apparentes complètent le tableau. Trois boulites rappellent le cachet d’origine de cette construction de la fin du 19e siècle. « La décoration est plutôt moderne, mais on est restés  sur des tons sobres », explique encore Chantal.Les abords ont été aménagés et sont entretenus avec autant de soin. A quelques pas de là, un étang d’un peu plus d’un hectare, avec carpes, gardons, tanches et brochets, a permis de décrocher le label Gîte de pêche. « Des vacanciers passent des journées entières à pêcher », raconte Gérard. D’autres profitent de la proximité du Puy du Fou, du Futuroscope, du Marais poitevin ou de La Rochelle pour découvrir la région.Rares sont ceux qui ne s’intéressent pas au troupeau de charolaises et aux volailles de la ferme. « On passe beaucoup de temps à leur expliquer comment on travaille », assure Chantal. « On ne se rend pas compte de leur méconnaissance de l’agriculture et de la ruralité », poursuit-elle. Parents, de plus en plus, et enfants profitent de leur séjour pour découvrir la vie de la ferme.Les 108 mètres carrés habitables, et les 36 autres de dépendances sont aménagés pour six personnes. Des familles louent pour des séjours longs ou pour un week-end, le temps d’une fête dans le grand calme des lieux. 
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