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Usine de Saint-Saviol : Lescure dit non au projet Galacto

En mars 2020, l’usine de Saint-Saviol avait trouvé un repreneur pour transformer les sous-produits des laiteries caprines de la région. Un peu plus d’un an après, ce porteur de projet n’a semble-t-il pas convaincu Lescure, qui ne donnera pas suite. Le devenir du site inquiète.

© Vienne Rurale

« Il est hors de question de laisser une friche industrielle sur le territoire ! », s’énerve Jean-Olivier Geoffroy. Le président de la Communauté de communes du Civraisien en Poitou dit ne pas comprendre le refus de Lescure (filiale de Savencia) de vendre son usine de fabrication de fromages de chèvre de Saint-Saviol (fermée depuis mars 2020) à Marc Combelles. Spécialiste des dérivés du lait, ce dernier travaille depuis plus d’un an sur le projet Galacto.

«Il y a un chaînon manquant dans la valorisation du lait de chèvre : le traitement des sous-produits des fromageries, pourtant nombreuses dans la région», explique-t-il. La plupart du temps, ces sous-produits sont destinés à l’alimentation animale. Une fois transformés, ces produits auraient été destinés à l’alimentation infantile, pour le marché chinois. Outre le fait que l’usine est située à proximité de nombreuses fromageries, le site intéressait Marc Combelles pour son équipement : présence d’une station d’épuration, configuration des bâtiments et de machines utiles à son projet. «Si nous devions créer une usine neuve, il nous faudrait 70 millions d’euros...».

Après plusieurs visites des lieux, des rencontres avec les élus locaux et le conseil régional, mais aussi des négociations sur le prix d’achat du terrain, des bâtiments et du matériel, Marc Combelles dit avoir été surpris que Lescure lui annonce par téléphone qu’il ne donnait pas suite : « Leur position est d’autant plus curieuse dans la mesure où les achats de coproduits à l’usine Saint-Loup représentaient une plus-value de 1,5 à 1,7 million d’euros par an». L’homme dit ne pas abandonner son projet pour autant. Romain Jourjon, directeur général des fromageries Lescure, explique quant à lui ce refus « car le projet ne présentait pas toutes les garanties attendues pour un site comme celui-ci».

Trois ans pour trouver un repreneur

Pour les producteurs caprins du secteur, cette décision ne change rien, puisque leur collecte a déjà été réorientée depuis mars 2020 vers d’autres sites, notamment celui de Surgères. La préfète de la Vienne, qui avait été associée dernièrement à une réunion, évoque elle aussi des doutes sur les capacités financières du projet Galacto. Chantal Castelnot se dit en effet particulièrement attentive au dossier, puisque Lescure dispose d’un délai de trois ans pour trouver une nouvelle vie au site, et créer autant d’emplois qu’en comptait l’usine lors de sa fermeture (97 salariés), et pense que l’industriel a déjà des pistes.

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