Agri79 Informations 07 septembre 2011 à 16h36 | Par G. R.

Chasse - Le gibier devrait abonder cette année

Jour J dimanche 11 septembre pour l’ouverture de la chasse en Deux-Sèvres. Le printemps sec a été favorable à la reproduction du gibier et le retour de la pluie a favorisé la repousse de couvert.

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Claude Jarriau (à gauche) et Guy Guédon, respectivement directeur et président de la Fédération départementale des chasseurs.
Claude Jarriau (à gauche) et Guy Guédon, respectivement directeur et président de la Fédération départementale des chasseurs. - © G. R.
«Une campagne accueillante et belle. » Voilà en quelques mots comment Guy Guédon, président de la Fédération départementale des chasseurs voit le terrain de chasse des Deux-Sèvres, quelques jours avant l’ouverture. Le printemps sec a favorisé une bonne reproduction des espèces sauvages et l’été a été propice au développement des insectes indispensables aux jeunes perdreaux en particulier.« Il semblerait que les populations de gibiers à plumes soient supérieures à celles de l’année dernière », explique-t-il avec satisfaction. D’autant que ces oiseaux qui se sédentarisent dans les territoires où ils sont nés, commencent à regagner du terrain un peu partout. Depuis plusieurs années, la fédération des chasseurs encourage l’attention à ces espèces, en particulier avec les agrainages. La région de l’Autize est devenue site pilote  pour ces aménagements avec réintroduction de faisans de souche pure et « des chasseurs disciplinés », poursuit le directeur Claude Jarriau. Dans ce cas précis de gestion cynégétique, « on se trouve en présence de liens forts avec les agriculteurs. On met tout en œuvre pour que les relations entre les agriculteurs et les chasseurs soient bonnes. Si on ne comprend pas cela, on a tout faux ! », souligne Guy Guédon. Très attaché à cette compréhension mutuelle et aux vertus de la pédagogie, il précise toutefois que « ce n’est pas en trois ans que l’on change des habitudes vieilles de trente ans ». Jachères, bandes enherbées, haies, couverts obligatoires sont des sites accueillants, propices à la nourriture du gibier et à sa protection contre les prédateurs. Autant de territoires favorables au gibier qui ne voient pas le jour sans les agriculteursMais entre les agriculteurs et les chasseurs il y a aussi les sujets qui fâchent. Le lièvre en fait partie.  Devenu « gibier de base », il fait le bonheur des chasseurs. Depuis 2008, les populations progressent en plaine comme dans le bocage. Leur nombre au kilomètre est proche de 4 dans le département causant des dégâts sur le tournesol parfois problématiques en particulier quand les assureurs ne sont plus aussi enclins à dédommager les agriculteurs.Vu du côté des chasseurs, le lapin lui aussi « se porte de mieux en mieux ». « Trop bien, dans le bocage bressuirais », concède Guy Guédon, avec une maîtrise qui est parfois devenue difficile.Le chevreuil lui aussi n’est pas partout le bienvenu. Les effectifs progressent au point que le nombre de bracelets est passé de 3 256 en 2010 à 3 525 cette année. Le budget affecté à l’indemnisation des récoltes détruites est passé de 90 millions d’euros à 290 000 euros en peu de temps, parce que le nombre de sangliers augmente « mais aussi à cause de l’augmentation des cours des denrées agricoles », précise Claude Jarriau.Des comités cantonaux de vigilance ont été créés en avril dernier. « Ils ont pour mission de faire un état des lieux avec les gens proches du terrain, d’anticiper la gestion des dégâts, les moyens de protection à mettre en place, et de faire de la médiation », poursuit Claude Jarriau. Avec 1 300 prises de sangliers, mais sur un territoire bien moins boisé, le département est loin des 4 500 en Vienne et 5 000 en Charente. « Notre objectif est de maintenir les populations, tout en conciliant agriculture et chasseurs qui paient les dégâts de gros gibier », souligne Guy Guédon.
Surveillance de la tularémie
Le lièvre est une espèce particulièrement touchée par la tularémie. Cette maladie est transmissible à l’homme, par contact des animaux infectés (poils, fèces, urines, sang, griffes…). Dix communes des Deux-Sèvres sont directement concernées par un plan de surveillance national. Des tests de recherche de cette maladie seront effectués sur des animaux trouvés morts ou moribonds et sur 150 lièvres capturés au cours de la saison de chasse 2011- 2012.

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