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Didier Guillaume, l’invité surprise au ministère de l'agriculture

Exit Stéphane Travert, place à l’ancien président du groupe socialiste au Sénat, originaire de la Drôme et ancien conseiller politique de Jean Glavany.

© ministère agriculture

Stéphane Travert n’aura donc pas profité longtemps de la démission de son rival ministériel Nicolas Hulot. Comme Jacques Mézard, auquel il a succédé, le Manchois fait les frais du remaniement et doit quitter le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, à l’issue de quinze mois seulement en poste. Son bilan ? Le projet de loi Égalim, à l’impact très limité, et quelques passes d’armes contre ses supérieurs de Matignon et de l’Élysée sur les questions sensibles des néonicotinoïdes et du glyphosate. Mis en avant comme l’une des causes du départ du ministre Hulot, accusé de complaisance envers les industriels de l’agroalimentaire, Stéphane Travert était sans doute devenu trop encombrant pour un exécutif en crise politique continue depuis la rentrée.
Si les rumeurs donnaient le député Marc Fesneau (Modem) comme futur occupant de l’hôtel de Villeroy, c’est finalement le sénateur socialiste Didier Guillaume qui a pris la succession de Stéphane Travert. Originaire de la Drôme, ce ténor du PS est proche de la mouvance socio-démocrate, ce qui l’a conduit à être directeur de campagne de Manuel Valls lors de la « primaire citoyenne » de 2017. Mais sa carrière s’est surtout faite au Sénat, où il a été le vice-président de Jean-Pierre Bel, de 2011 à 2014, avant de devenir pendant quatre ans le président du groupe socialiste.


En janvier dernier, il avait démissionné de ce poste et annoncé sa volonté de quitter la vie politique dans les semaines suivantes ; une promesse sur laquelle il était revenu, puisqu’il demeurait sénateur au moment de sa nomination. Didier Guillaume a déjà travaillé au ministère de l’agriculture par le passé, puisqu’il était conseiller politique de Jean Glavany lorsque celui-ci dirigeait la rue de Varennes sous le gouvernement Jospin (1998-2002).
Réagissant à l’annonce de sa nomination, la Fnsea a appelé le nouveau ministre à « inscrire sa mission sous le signe de l’action et du pragmatisme » en rappelant les dossiers sensibles des prochains mois, tels que le dispositif TO/DE ou l’élaboration de la prochaine Pac. De son côté, le président des Jeunes agriculteurs Jérémy Decerle a annoncé vouloir avec lui « travailler au renouvellement des générations d’agriculteurs ».

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