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Contrôle de performance
Du lait grâce à la qualité des fourrages

Deux-Sèvres Conseil élevage tenait son assemblée générale à Viennay. En termes de quantité, la campagne laitière 2010-2011 aura été très bonne. Le critère des taux cellulaires quant à lui se dégrade.

Les chiffres concernant les taux cellulaires des deux dernières années ont été présentés à l’assistance.
Les chiffres concernant les taux cellulaires des deux dernières années ont été présentés à l’assistance.
© C. P.
Vache, chèvre, même combat. Pour l’une comme pour l’autre des deux espèces, la maîtrise du taux cellulaire s’annonce comme le défi des années à venir. Mardi 20 décembre, à Viennay, Nicolas Rayer et Rémi Nicolas, ingénieurs à Deux-Sèvres Conseil élevage, revenaient sur les chiffres des deux années passées. L’un comme l’autre présentait des résultats détériorés. Après avoir connu une légère amélioration en 2010 (moyenne à 324 000 cellules par ml de lait), constate le premier, le taux cellulaire moyen au contrôle laitier en production bovine et pour l’année 2011 est de 339 000. C’est mieux qu’en 2008, mais loin de 2006, année de référence avec un comptage moyen en dessous de 300 000 litres. En chèvre, alors que la nouvelle grille de paiement sanctionnant toute production au-dessus de 1 250 000 cellules par ml de lait entre en vigueur, depuis le début de la campagne 2011, la moyenne contrôle laitier n’est jamais passée en dessous de ce seuil de pénalité. « Il y a dans ce domaine de gros efforts à fournir. L’amélioration passera par la réforme des conduites d’élevage. Ce n’est pas facile », note Jean-Yves Rousselot, président du Saperfel, conscient de la complexité du sujet. Pour accompagner au mieux les éleveurs dans ce défi qui se présentent à eux, le Contrôle laitier développe de nouvelles techniques de relevés d’information dans les élevages. Le Lactocorder, l’outil Optimir, la génomique également, permettent d’affiner la sélection des animaux et de repérer les dysfonctionnements physiologiques. « La collecte d’informations plus larges et plus précises favorise la pertinence de l’analyse et du conseil réalisés par les techniciens », juge Jean-Yves Rousselot. Mis au service de l’éleveur, ce travail de précision doit permettre à l’adhérent d’améliorer l’efficacité de sa conduite et en conséquence son revenu. 
Résultats en élevagesAu cours de la campagne laitière 2010-2011, le troupeau moyen de bovins lait suivi par le contrôle laitier (526 au total) comptait 59,3 vaches. Hausse des effectifs de 2,6 vaches, amélioration du TB et TP respectivement de 0,5 point pour atteindre 40,6 et de 0,5 point pour atteindre 32,5. La production moyenne par animal (lait standard) progresse également passant de 8391 litres en 2009-2010 à 8707 litres en 2010-2011. Particularité sur laquelle Nicolas Rayer s’est arrêté. L’augmentation du prix des concentrés à partir de juillet 2010 et qui s’est confirmée en 2011 a conduit les éleveurs à baisser les quantités distribuées. « Il est intéressant de constater que sur cette même période, la production a continué de progresser. » Côté caprin, la tendance est la même. « La qualité des fourrages a boosté la production », explique Nadine Idawski, directrice de Deux-Sèvres Conseil Elevage.Alors que l’augmentation moyenne de 10 chèvres par troupeau depuis dix  ans  marque le pas (+ 6 chèvres en 2010-2011), la production moyenne à l’animal continue de progresser, comme les taux de TB et de TP d’ailleurs. La production laitière en lait brut est passée en un an de 892 kilos à 918 kilos. Insistant sur l’absence de lien entre la taille des troupeaux et la production moyenne à l’animal, Rémi Nicolas précise en revanche : « Si l’on compare les résultats à l’animal entre les éleveurs adhérents à Gène + et les autres,  on constate de grandes différences surtout au sein des catégories petits troupeaux et grands troupeaux ». La différence est nettement moins marquée dans les élevages qui comptent entre 200 et 300 chèvres.La filière caprine a son réseau d’excellence
En seconde partie d’assemblée générale, Jean-Yves Rousselot a invité la Fresyca, « un partenaire », à présenter le Rexcap, le Réseau d’excellence caprine en Poitou-Charentes. Lieu d’échange de compétences et de connaissances, le réseau rassemble les acteurs économiques que sont les éleveurs et les transformateurs, les collectivités territoriales et l’ensemble des structures de recherche. « L’ambition est de faire en sorte que les résultats de la recherche aillent jusqu’à l’éleveur », présentait Frantz Jenot, animateur. L’amélioration du revenu des producteurs, des conditions de travail et de l’impact environnemental de la production sont les enjeux poursuivis par ce réseau. Actuellement, le Rexcap travaille autour de quatre axes :  la problématique sanitaire dans les troupeaux, la transformation du lait et notamment l’impact des cellules au cours de ce processus, l’installation en agriculture, l’alimentation et les systèmes herbagers également. Le Redcap, Réseau d’expérimentation et de développement caprin, est une action de ce dernier axe de travail. Vingt-huit élevages sont suivis en Poitou-Charentes. Avec les organismes techniques que sont le contrôle laitier, le BTPL, la chambre d’agriculture et le Civam mais  également avec la collaboration de l’INRA et sa plateforme expérimentale Patuchev, ce projet collaboratif à pour ambition de collecter et de diffuser des connaissances permettant aux éleveurs de développer la part de l’herbe dans l’alimentation des animaux et d’optimiser l’autonomie alimentaire. 

Pour plus d’information : www.terredeschevres.fr
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