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Fnsea 79 et JA 79 ciblent les plus mauvais élèves

Malgré les Etats généraux de l’alimentation et la charte « de bonne conduite », les représentants des entreprises agroalimentaires et de la distribution, ne jouent pas le jeu, selon la Fnsea.

Les propriétaires d’Intermarché, à Aiffres, ont promis de faire remonter les contestations des agriculteurs jusqu’à leur centrale d’achat. Celle-ci leur fournit 95% des produits vendus dans le magasin.
Les propriétaires d’Intermarché, à Aiffres, ont promis de faire remonter les contestations des agriculteurs jusqu’à leur centrale d’achat. Celle-ci leur fournit 95% des produits vendus dans le magasin.
© Fnsea 79

«Il est évident que certains industriels et distributeurs ne jouent pas le jeu ! », dénoncent les représentants syndicaux. Ce constat sans appel est tiré du comité de suivi des relations commerciales tenu le vendredi 19 janvier. Manifestement, la charte d’engagement visant à lever la pression sur les prix n’est pas appliquée.
« Les États généraux de l’alimentation ne doivent pas rester lettre morte. Le gouvernement s’est engagé à faire changer le système », criaient haut et fort les agriculteurs mobilisés jeudi 8 décembre. Pour obtenir la juste rémunération promise, une cinquantaine d’agriculteurs, adhérents de la Fnsea 79 et JA 79, étaient mobilisés jeudi 8 février.

ICHN : Les Deux-Sèvres mobilisés

C’est le fumier de la colère que la Fnsea 79 et JA 79 sont allés déverser dans la nuit de vendredi 9 et samedi 10 février devant la préfecture des Deux-Sèvres, mais également devant les bâtiments publics de Parthenay et Bressuire. Vendredi dans la journée, les propositions d’une énième réunion de travail au ministère de l’agriculture tombaient comme un couperet. Contre toute attente et loin des espoirs laissés lors d’une rencontre entre les syndicalistes et le conseiller du ministre le lundi qui a suivi la grande manifestation intersyndicale du 26 janvier à Parthenay, seuls les éleveurs installés sur l’une des communes du Marais poitevin pourraient garder l’indemnité compensatoire de handicap naturel. À ce qu’ils nomment « trahison », les syndicalistes répondent par un déversement de colère. Depuis le début de la semaine, ils bloquent tout le département. Mercredi soir, 20 à 25 personnes sur chacun des 9 points de blocages étaient mobilisées, pas question d’abandonner l’élevage.

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