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Energies renouvelables
Investir dans la méthanisation est un acte solidaire selon le préfet

Trois cent cinquante unités de méthanisation sont aujourd’hui en fonctionnement sur le sol français. En 2020, l’Etat français aimerait en compter 1000. En Deux-Sèvres, six structures produisent aujourd’hui de l’énergie et six autres sont en cours d’instruction.

A l’occasion de la Semaine du développement durable, Pierre Lambert a choisi par une visite sur l’exploitation du Gaec du Petit Quéray à Saint- Gelais de marquer l’engagement de l’Etat dans le développement des unités de méthanisation.
A l’occasion de la Semaine du développement durable, Pierre Lambert a choisi par une visite sur l’exploitation du Gaec du Petit Quéray à Saint- Gelais de marquer l’engagement de l’Etat dans le développement des unités de méthanisation.
© C. P.

Six unités sont déjà en production en Deux-Sèvres. Selon un cycle « vertueux », s’enthousiasme le préfet Pierre Lambert, près de 26 millions de kilowattheures d’électricité sont produits par ces unités de méthanisation. De quoi répondre aux besoins (hors chauffage) d’une ville de
19 000 habitants. Le tout en limitant la production de gaz à effet de serre, souligne le représentant de l’Etat. « Ce sont des investissements solidaires. Ils contribuent au bon fonctionnement de notre planète. »
A l’occasion de la Semaine du développement durable, Pierre Lambert a choisi par une visite sur l’exploitation du Gaec du Petit Quéray à Saint- Gelais de marquer l’engagement de l’Etat dans le développement des unités de méthanisation. « Je n’y vois que des avantages. Sur un plan écologique, mais également économique », commente-il alors qu’Olivier Renaud, l’un des quatre associés porteurs du projet en devenir au nord de Niort, venait d’affirmer qu’il y a moins de risques à investir dans une telle activité que dans la production de blé dont on ne connaît pas les cours à six mois. Pourtant, trop souvent encore, « par méconnaissance du procédé probablement », tempère Vincent Duclos, de la Société Naskeo partenaire industriel de la SAS Quéray Energie, les banques traînent des pieds. « Au-delà du poids des capitaux engagés, ne serait-il pas judicieux de regarder le temps de retour sur investissement ? », interpelle le haut fonctionnaire évoquant une moyenne « de six à sept ans ».

Pas de perte de valeur fertilisante
Sur le site prochainement en production à Saint-Gelais,
950 000 euros vont être investis et 500 000 euros de prêts bancaires seront contractualisés. L’initiative est subventionnée à hauteur de 28 par l’Ademe et la région Poitou-Charentes. Les actionnaires de la SAS Quéray Energie (dont Natskeo et Ineo - second partenaire industriel – portent 15) injectent environ
200 000 euros. « Le procédé développé « est robuste ». Quatre fumières à plat seront construites. La matière stockée sera régulièrement arrosée afin que la digestion anaérobie par les bactéries méthanogènes soit efficace.
En adossant cette unité au Gaec, les associés, sans perdre en valeur fertilisante, tirent une seconde fois profit de leurs fumiers qui au terme du processus de transformation seront sous forme de digestats épandus sur les terres. Le gaz qui s’échappait des tas de fumier sera désormais récupéré et, injecté dans le moteur du cogénérateur, permettra la production d’électricité revendue à Séolis et d’eau chaude commercialisée au Gaec Le  Petit Quéray pour une partie, aux associés pour le chauffage de leurs habitations pour une autre, également à une exploitation voisine pour le fonctionnement des fours à tabac.
« Cet investissement participe à une certaine stabilité du revenu de l’exploitation. Il est un atout pour maîtriser un certain nombre de charges », jugent les associés. Effectivement, la luzerne produite sur l’exploitation passera bientôt par une phase de séchage en grange. « La qualité du foin n’en sera que meilleure. A objectif de production égal, nous achèterons moins de concentrés », espèrent les producteurs de lait.

A lire dans Agri79 un dossier de 3 pages

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