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Caprins
La juste consommation d’une eau de qualité est bénéfique à l’élevage caprin

Le colloque caprin organisé par la chambre d’agriculture et le syndicat caprin a permis de faire le point sur la qualité et la quantité d’eau indispensables à la bonne marche de l’élevage et d’éclairer les éleveurs sur la géobiologie.

Une chèvre devrait consommer environ 2,5 à 4,5 litres par kg de matière sèche ingérée.
Une chèvre devrait consommer environ 2,5 à 4,5 litres par kg de matière sèche ingérée.
© DR

Les éleveurs et techniciens présents au colloque caprin du 4 avril à Montplaisir ont pu revoir la nécessité absolue de maîtriser la qualité de l’eau dans leur élevage en faisant des analyses annuelles et dans des conditions optimales pour pouvoir exploiter les résultats. Il a été rappelé également que l’installation d’un compteur d’eau sur les lignes d’abreuvoir peut être un investissement peu coûteux et riche d’enseignements. En effet, une chèvre devrait consommer environ 2,5 à 4,5 litres par kg de matière sèche ingérée.« En élevage caprin, le plus utilisé et le plus adapté des traitements d’eau est celui à l’hypochlorite de sodium plus couramment appelé eau de javel », a indiqué Denis Guérin, de l’entreprise Cerati. « Comme tous les autres, ce système de traitement doit être entretenu et suivi par l’éleveur de façon à ne pas devenir nuisible à l’animal ou inefficace », a-t-il prévenu. Par exemple, le produit mélangé ne se conserve que quinze jours et le volume de la citerne doit être adapté à la quantité d’eau consommée et au temps de conservation. Pour un bon compromis entre la rémanence du produit et la santé animale, il est nécessaire de faire un dosage du chlore libre aux points de consommation. En conclusion la désinfection de l’eau doit se faire sur une eau propre c’est-à-dire filtrée et circulant dans des canalisations entretenues régulièrement. Il faudra également être vigilant sur la teneur en composés minéraux et sur le pH car plus l’eau est acide, plus le traitement est efficace et moins l’odeur de javel est forte.



Diagnostiquer et dissocier les réseaux
La géobiologie est l'étude de l'ensemble des influences de l'environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux champs magnétiques et électriques, courants d'eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques. Pour Emmanuel Babin, conseiller en géobiologie, « ces éléments ont rarement un impact sur les êtres vivants mais quand ils se rencontrent, ils deviennent des zones géopathogènes qui dégagent des ondes ressenties par les animaux en prise directe avec le sol ». A côté de cela, depuis quelques dizaines d’années, nous voyons se multiplier les réseaux électriques et magnétiques (téléphones portables, WiFi, lignes haute tension… ). Le risque est donc accentué par le mauvais positionnement de ces réseaux sur des zones géopathogènes notamment. « Pour éviter toutes complications en élevage la règle d’or est de positionner au mieux son bâtiment en évitant les zones à risques mais aussi d’avoir une installation électrique aux normes et isolée et surtout une bonne prise de terre (au nord du bâtiment, sur une zone  neutre, isolée…) ». Pour le technicien, c’est plus compliqué dans les bâtiments existants (avec tout de même 85% des cas résolus). Là aussi il faut revoir la prise de terre, relier tous les éléments métalliques à la terre, vérifier les champs électriques et magnétiques (avec son électricien), observer l’environnement de l’exploitation pour connaître la provenance du champ électromagnétique et pouvoir mettre en place des systèmes de compensation. Par exemple, un champ magnétique peut traverser un mur en béton armé de 1,5 mètre donc il faut éviter de mettre l’appareil de pulsation accolé au mur de l’aire paillée. « Mais si l’éleveur constate des anomalies chez ses animaux ou  pour  la production laitière, il doit commencer par regarder à l’alimentation (quantité distribuée et consommée, qualité, équilibre de la ration) et à la qualité et à la disponibilité en eau. Ensuite il doit faire le point sur la conduite du troupeau et l’état sanitaire des animaux, faire un bilan électrique de l’installation », a précisé le géobiologue qui n’interviendra qu’après ces vérifications et s’il n’y a pas d’amélioration. « Lorsque tous ces éléments fonctionnent correctement, la nuisance peut alors venir de l’extérieur. »

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