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Les 2 et 3 novembre
Les Jeunes Agriculteurs servent leur quotidien aux convives des Conviviales

Parce que leurs pratiques appellent la confiance des consommateurs, les Jeunes Agriculteurs n’hésitent pas à aller à leur rencontre. Aux Conviviales, ils se transformeront en serveur à l’occasion du repas gastronomique.

La barre de boucherie des Conviviales sera composée d’animaux appartenant au GAEC le Châtaignier. Ces deux génisses feront partie du lot exposé par Cyril Clisson.
La barre de boucherie des Conviviales sera composée d’animaux appartenant au GAEC le Châtaignier. Ces deux génisses feront partie du lot exposé par Cyril Clisson.
© C. P.
L’aboutissement du travail de sélection, c’est la production de viande. Les conviviales qui se dérouleront à Bressuire les 2 et 3 novembre mettront en avant l’œuvre des engraisseurs qui dans leurs exploitations valorisent le capital génétique. Cyril Clisson, naisseur engraisseur à Terves, présentera à ce titre six animaux. Deux génisses, trois taurillons et une vache. « Une barre de boucherie montée avec le partenariat de la Caveb, le groupement avec lequel je commerce sur mon exploitation », explique le jeune éleveur.
Adhérent de Jeunes Agriculteurs, Cyril et ses camarades ont choisi d’aller plus loin. « Nous sommes une filière. Chaque maillon, à son niveau, s’investit pour offrir une viande de qualité. » Samedi soir à l’occasion du repas gastronomique (*), les agriculteurs serviront fièrement le fruit de leur travail. La charolaise sera au menu des convives. Dans les assiettes, seuls des produits locaux auront leur place.
Serveurs d’un jour, les jeunes agriculteurs viendront à la rencontre des consommateurs. Un rôle qu’ils endossent sans hésiter. C’est pour eux une manière d’affirmer que dans leurs fermes le travail mené avec sérieux appelle la confiance des consommateurs. 
Installé avec son oncle James Genty, Cyril conduit un troupeau de 140 vaches. Sur 114 ha de terre, 80 ha sont en herbe. Dans la conduite de l’élevage une attention particulière est portée à l’amélioration génétique. Via l’insémination artificielle ou l’achat de jeunes taureaux ou de mâles confirmés, ils cherchent à améliorer les critères technico-économiques, gages de rentabilité. « Nous aimons avoir des animaux typés viande. Pour préserver les qualités maternelles nous utilisons de plus en plus de  mâles mixtes. Il faut savoir faire des compromis pour travailler avec un cheptel équilibré », explique l’exploitant. Outre les index, Cyril aime apprécier la valeur de ses futurs reproducteurs de visu. « Aux conviviales, j’ouvrirai les yeux. » Effectivement, des taureaux sont à renouveler sur la ferme. Morphologie, gabarit, poids, carcasse seront appréciés sur chaque animal qui retiendra le regard de l’expert. « Au final notre travail doit nous permettre d’élever des animaux en capacité d’enregistrer un GMQ de 1800 grammes à 2000 grammes par jour. Une progression nécessaire pour produire, entre 14 et 16 mois, des jeunes bovins de 440 kilos carcasse. »            

(*) Repas gastronomique : 25 euros. Réservations : 06 82 23 84 86.

Colloque
« La génétique, un investissement rentable ». De 14 h 30 à 17 h 30, en parallèle des Conviviales se déroulera le colloque coorganisé par la chambre d’agriculture, Bovin croissance, Créavia Génoé et les associations des races charolaise et rouge des prés.

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