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« Nous avons besoin des agriculteurs pour élever le débat »

Les agriculteurs du département sont invités à prendre part aux échanges et à s’engager plus largement dans la vie syndicale, moins pour que vive le syndicalisme que pour construire un projet agricole départemental qui soit conforme à leurs attentes.

Pierre Venayre, directeur général du Stade rochelais, Nathalie Bouteiller, présidente de la commission agricultrice de la Fnsea, Philippe Leyssene, élu local et Angré Gingreau, président de l’association départementale des donneurs d’organes, ont témoigné de l’épanouissement personnel que suscite l’engagement dans des causes collectives.
Pierre Venayre, directeur général du Stade rochelais, Nathalie Bouteiller, présidente de la commission agricultrice de la Fnsea, Philippe Leyssene, élu local et Angré Gingreau, président de l’association départementale des donneurs d’organes, ont témoigné de l’épanouissement personnel que suscite l’engagement dans des causes collectives.
© CHRISTELLE PICAUD

Par la tenue, seule Madame le Préfet était aux couleurs du Stade rochelais, mardi 19 mars. Par l’envie, la détermination à construire et à impliquer largement pour servir le collectif, le noir et le jaune allaient comme un gant à l’ensemble des participants au congrès de la Fnsea 79. Quelques semaines après le résultat du scrutin professionnel qui a placé la liste JA + Fnsea 79 en majorité à la chambre d’agriculture, Alain Chabauty et son équipe, conscients que cette victoire n’est pas l’objectif ultime, tenaient à remobiliser les troupes. « Nous sommes au début d’un nouveau chapitre. Le développement de l’agriculture départementale, sans ignorer les attentes sociétales, est la finalité de notre action. Dans la construction de ce projet, nous avons besoin des agriculteurs ».

Pour mobiliser largement au cours des nécessaires temps de réflexion, mais également dans les moments d’action qui s’annoncent, la Fnsea 79 a donné l’occasion à ses adhérents de profiter de l’expérience de ceux qui, dans leur domaine, ont su fédérer, susciter l’engagement. Pierre Venayre, directeur général du Stade rochelais, est revenu lors de son intervention sur les périodes douloureuses, et notamment la descente du club en 2011-2012, après une seule année en Top 14. « Un échec que tout le monde a mal vécu, mais qui a conduit à la réflexion et la mise en oeuvre d’un projet - NDLR (le troisième, à échéance 2024, est en construction) cadré par la rédaction d’un plan stratégique dans lequel, depuis 2015, les bénévoles et les salariés sont impliqués ».

Ce travail a commencé par la définition des objectifs et des valeurs qui fédèrent les Hommes. « Gagner n’est pas la mission première du Stade rochelais. Nous sommes engagés dans cette aventure pour créer des émotions collectives. Le reste n’est que la conséquence des actions mises en oeuvre pour atteindre cette finalité », expose Pierre Vénayre. Ce travail autour du cap a fonctionné. « Les objectifs de 2020 sont déjà tous atteints », certifie le directeur général.

Alors que le projet agricole départemental sera réécrit au cours de la mandature qui s’ouvre, la Fnsea 79 propose à tous les agriculteurs, en participant aux débats, en prenant des responsabilités, en donnant un coup de main lors d’actions, d’apporter leur touche à ce qui sera la feuille de route collective de l’agriculture. « Râler dans son coin ne fait pas avancer les choses. Débattre, s’impliquer, agir, permet de devenir acteur, ne pas subir. Pour construire l’agriculture de demain, nous avons besoin des agriculteurs, de leur sensibilité, des leurs idées pour élever le débat, ouvrir le champ des possibles », certifiait Alain Chabauty lors de la conférence de presse qui précédait la table ronde de l’après-midi.

Cette ouverture ici souhaitée et qui dans l’expérience du Stade rochelais a été un élément du succès, a largement été soutenue en fin de congrès par Isabelle David. « La réforme de la Pac annonce une place importante à la prise en compte de l’environnement dans les pratiques agricoles ; la loi Egalim appelle un développement des signes officiels de qualité et une attention particulière au bien-être animal ; la démographie agricole, avec en 2022 un agriculteur sur deux en retraite, pose l’enjeu du renouvellement des générations ; les attentes sociétales, et notamment en matière de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, imposent de s’adapter. Dans cette période charnière, je sais que vous respectez les différentes tendances, les différents modèles qui existent pour faire émerger et valoriser le durable ».


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