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Lait de vache
Plus 13,23 euros/1 000 l pour le lait de vache au 3e trimestre

Le prix du lait de vache va être revalorisé de 13,23 euros/1 000 l pour le 3e trimestre, avec en prime, la suspension de la flexibilité additionnelle..

Le comité de suivi de l’interprofession laitière composé des éleveurs et des transformateurs coopératifs et privés est tombé d’accord sur une recommandation nationale, visant à faire progresser la paie de 13,23 euros/1 000 l pour le 3e trimestre. Au prix moyen actuel, la hausse est proche de 5%. L’accord a été motivé par la hausse des prix des marchés de produits transformés. Le chiffre retenu est en effet le résultat de plusieurs index, reflétant ces marchés. Celui du beurre et la poudre s’affiche en hausse de 8,31 euros, celui des produits de grande consommation exportés progresse de 1,15 euros et celui de la compétitivité est estimé à 3,77 euros. « C’est une très bonne nouvelle pour les éleveurs, et un encouragement au maintien et au développement de la production laitière », s’est félicité Christophe Limoges, président de la section lait de vache de la FDSEA.

Hausse des charges
« Pour autant, il s’agit du début d’une série de hausse significatives », explique la FNPL. Après cinq années de « vaches maigres », non compensées en totalité par l’aide laitière, les éleveurs voient dans cet accord « la juste rémunération de leur travail ». Ils sont en effet confrontés à une hausse significative de leurs charges (aliments, carburants, intrants, matériel, coûts des constructions…).
Deuxième bonne nouvelle pour les éleveurs, le comité de suivi de l’interprofession laitière a acté la suspension de la flexibilité additionnelle liée à la valorisation beurre/poudre. « Cela va se traduire par une majoration supplémentaire du prix du lait. Aucun éleveur ne devra voir apparaître cette retenue sur sa paye des livraisons de juillet », insiste Christophe Limoges.
Dans la région, l’ensemble des entreprises respecte cet accord. Mais le président de la section laitière leur demande de ne pas en rester là. Selon lui, elles doivent être « offensives » dans les négociations avec la grande distribution et, pour pérenniser leurs débouchés, « ne pas se limiter à la fabrication de produits basiques ».
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