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Récolte : la fenêtre météo s’ouvre sur des couverts humides

Cette fin de semaine, la récolte de foin sera bien avancée. Au cours du week-end, les moissonneuses-batteuses devraient avaler les premiers hectares d’orge. Les épisodes pluvieux de ces dernières semaines semblent laisser la place à un temps sec.

Les caprices de la météo ont perturbé la saison agricole sur de nombreuses communes du département. Le nord des Deux-Sèvres, habituellement sec, a enregistré de fortes précipitations.
Les caprices de la météo ont perturbé la saison agricole sur de nombreuses communes du département. Le nord des Deux-Sèvres, habituellement sec, a enregistré de fortes précipitations.
© Christelle Picaud

Les températures montent, et, avec elles, la pression que l’arrivée de la récolte exerce sur les agriculteurs. « On entrera dans les orges en fin de semaine », promet mercredi 20 juin, Marcel Guérin, de la SMTA Guérin à Melle. Les prévisions météorologiques à 10 jours « annoncent du beau temps. Pas d’humidité en tout cas. Si les températures restent élevées, dans les derniers jours de juin, nous moissonnerons des blés dans la plaine de Niort ».
D’ici-là, les éleveurs auront terminé les foins. Le travail a été engagé en début de semaine. « Le temps ne nous ayant pas permis d’intervenir plus tôt, nous sommes sur certaines prairies naturelles en première coupe. Le foin extrait de ces couverts sera dur, pas terrible », prédit Florian Thomas, de Mauzé-Thouarsais. Mardi, Patrick Souchard, éleveur de moutons à Vernoux-en-Gâtine, fanait un couvert composé de trèfle violet, luzerne et ray-grass dactyle. « On en avait marre de la pluie. On était impatient de rentrer dans les champs, mais finalement on n’est pas en retard par rapport au développement de la végétation. Cette deuxième coupe s’annonce de qualité ». Une promesse qui, chacun le souhaite, devra compenser les accidents de cultures de ces dernières semaines. Cette fenêtre météo est la première de ces derniers mois. L’humidité a été telle que l’enrubannage a largement été privilégié pour la première coupe de foin. Plus coûteux, le procédé technique permet de sécuriser dans les exploitations d’élevage une partie des besoins en fourrages de l’année.

Lire la suite dans Agri 79 du 22 juin 2018

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