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Syndical
Une forte mobilisation à l’image du ras-le-bol général

Quarante tracteurs, 350 personnes. Mercredi 16 janvier, la Fnsea et JA Poitou-Charentes s’inscrivaient dans l’action nationale visant l’assouplissement des contraintes environnementales.

Les porte-parole de la région syndicale, Philippe Moinard et Vincent Touzot, étaient entourés des responsables Fnsea et JA des quatre départements.
Les porte-parole de la région syndicale, Philippe Moinard et Vincent Touzot, étaient entourés des responsables Fnsea et JA des quatre départements.
© C. P.

Depuis mardi 15 janvier, il est possible d’épandre du fumier sur les cultures. Mais ce matin, ce qui est admis par les autorités administratives ne l’est pas par Mère Nature. Ce mercredi 16 janvier, il neige sur le Pays mellois. Animés du bon sens paysan, les adhérents de la Fnsea et de JA Poitou-Charentes s’en sont remis à la météo. Dans l’incapacité de rouler du fumier, ils sont 350, en cette journée hivernale, à fouler les pavés dans le centre de Melle.

Empilement contre-productif
Devant la permanence qui il y a quelques mois encore était celle de Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, ils appellent aujourd’hui la ministre de l’Environnement à la raison. « Les agriculteurs sont des gens formés, des professionnels de terrain. Nous avons investi dans nos exploitations pour protéger l’environnement. Nous travaillons à l’amélioration des pratiques agricoles. Mais, lorsque l’empilement des règles est tel que plus un seul d’entre nous n’est capable de certifier qu’il est aux normes et qu’il n’a rien à craindre d’un contrôle des services de l’Etat, alors nous sommes en droit de nous demander pourquoi ces règlements sont faits ? », interpelle Philippe Moinard, président de la Fnsea Poitou-Charentes.
Le responsable syndical et son homologue des JA Vincent Touzot conduisent cette manifestation régionale avec pour ambition de donner à leurs représentants nationaux le poids nécessaire pour se faire entendre dans les négociations qui doivent être conduites
« afin que les mesures incohérentes que le gouvernement envisage imposer via le 5e programme de la directive nitrate soient abandonnées ».

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